L’angleterre défend ses règles

Autres informations / 10.07.2013

L’angleterre défend ses règles

Le résultat final des Eclipse Stakes (Gr1) a pu

surprendre les observateurs français. Le vainqueur, Al Kazeem (Dubawi), a penché sur Mukhadram (Shamardal) à cent mètres du disque final. Il l’a coupé

dans son action et Mu khadram a perdu la deuxième place au profit de Declaration of War (War Front). Mais

aucune enquête n’a été diligentée à Sandown, alors qu’Al Kazeem se serait

certainement retrouvé troisième chez nous. La décision anglaise de ne rien

faire a mis en lumière les différences de règlements entre les pays européens.

Dans la logique anglaise, Al Kazeem aurait gagné, même si Mukhadram n’avait pas

été gêné, ce qui est sans doute vrai. Mais d’un autre côté, son jockey, James

Doyle, a été reconnu coupable de "monte dangereuse", ce qui lui a

valu cinq jours de mise à pied. Pour autant, le cheval gêné ne pourra pas

récupérer la deuxième place qu’il aurait obtenue dans une arrivée limpide.

Angus Gold, racing manager du Cheikh Hamdan Al Maktoum, propriétaire de

Mukhadram, a confié : « Je suis désolé pour Mukhadram parce qu’il aurait

terminé deuxième et pour Cheikh Hamdan, qui a perdu un prix de l’ordre de

50.000 livres. Une partie de mon travail consiste à l’aider à devenir le

propriétaire numéro un et cette somme peut évidemment aider à la fin de la

saison. Mais il n’y a pas de solution parfaite et il faut accepter ce qui

arrive, car cela fait partie des courses. Vous avez affaire à des animaux, pas

à des machines. Si Al Kazeem avait perdu la course, cela aurait été une parodie.

Et James Doyle a gardé sa cravache dans la main droite, il ne pouvait rien

faire de plus. »

L’AVIS DE LA B.H.A

Du côté de la British Horse Racing Authority, Jamie Stier, Directeur

des opérations de courses, a expliqué : « Les règles sur les interférences sont

sujettes à débat et j’ai été impliqué dans des dizaines de discussions à

travers le monde sur ce sujet. Notre système actuel n’est pas parfait, mais il

est le meilleur. Nous poursuivons en permanence notre politique d'amélioration

les règles. Si un meilleur système apparaissait, nous serions prêts à l'étudier

dans les plus brefs délais. Aux courses, le meilleur doit gagner, c’est

pourquoi nos épreuves sont encadrées comme elles le sont. Il ne serait pas

possible chez nous qu’un cheval remporte le Grand National (Gr3) ou le

Cheltenham Gold Cup (Gr1) de dix longueurs et soit disqualifié. Les parieurs ne

l’accepteraient pas. Les Japonais suivaient les règles françaises auparavant,

mais ils sont en train de prendre exemple sur nous. » Nous le voyons avec ces

Eclipse Stakes, l’harmonisation des règles, même au niveau européen, ce n’est

pas pour tout de suite.