Le syndicat des éleveurs à la rencontre des eurodeputes et des leaders de la commission europeenne

Autres informations / 20.07.2013

Le syndicat des éleveurs à la rencontre des eurodeputes et des leaders de la commission europeenne

Les 9 et 10 juillet derniers, le Syndicat des Éleveurs a organisé plusieurs rencontres à Bruxelles avec des parlementaires français élus au Parlement européen, en vue de la prochaine présidence française de l’ETFBA (European Federation of Thoroughbred Breeders’ Association) en 2014 et pour répondre à ses objectifs stratégiques. Le syndicat voulait aussi profiter de ce déplacement pour rappeler la portée de la dimension agricole de l’activité d’élevage et l’importance qu’elle revêt pour le tissu économique et social rural. La délégation qui représentait le Président du Syndicat, Loïc Malivet (qui ne pouvait être disponible aux dates retenues), était composée de Hubert Honoré (Vice-Président et responsable des relations internationales), Tim Richardson (membre du Comité et responsable de la Commission sanitaire), Camille Vercken (Directeur) et Cathy McGlynn (Secrétaire générale et Lobbyiste pour l’EFTBA). Voici le compte rendu des différentes entrevues qui ont ponctué ce voyage.

PIERRE BASCOU CHEF DE LA DIRECTION GENERALE DE L’AGRICULTURE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL)

Pierre Bascou est le responsable à Bruxelles de la réforme de la PAC 2014.

L’objectif de la délégation française était simple : rappeler le côté "vert" de l’élevage de pur-sang et marteler que, dans tous les futurs textes et projets de réglementation, le cheval ne doit en aucun cas être marginalisé des autres animaux de rente. Sensible à cette démarche, Pierre Bascou a évoqué les premières conclusions de la réforme de la PAC, de la place du cheval et de nos entreprises dans cette réforme et des transpositions des États membres à venir. Conscient de l’importance de ce secteur d’activité, générateur d’emplois, il a proposé qu’une exposition sur le métier d’éleveur de chevaux soit organisée à l’initiative du Syndicat et de l’EFTBA, dans l’enceinte même de la Commission, au cours de l’année à venir.

ERIC ANDRIEU – DEPUTE EUROPEEN MEMBRE TITULAIRE DE LA COMMISSION DE L’AGRICULTURE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL (SENSIBILITE SOCIALISTE)

Éric Andrieu est le successeur de Stéphane Le Foll en tant qu’Eurodéputé socialiste membre de la Commission Agriculture. C’est un excellent technicien de la PAC, mais aussi des réglementations ayant trait aux problématiques sanitaires et zootechniques.

La délégation a pu s’entretenir avec lui de la traçabilité sanitaire et de la menace potentielle de la réforme du “pack santé” qui va simplifier à l’extrême les conditions de production des animaux d’élevage, et potentiellement oublier toutes les spécificités de notre filière, danger que la délégation n’a pas manqué de rappeler.

Éric Andrieu a conclu : « Votre filière est très importante pour la vie des territoires, l’intérêt général et le futur de l’agriculture. »

MICHEL DANTIN – EURODEPUTE MEMBRE TITULAIRE DE LA COMMISSION DE L’AGRICULTURE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL

GROUPE DU PARTI POPULAIRE EUROPEEN (DEMOCRATES- CHRETIENS - UMP)

Michel Dantin est rompu aux multiples filières de l’agriculture et a une bonne connaissance de la filière équine : conseiller de Michel Barnier au ministère de l’Agriculture, il est élu au parlement depuis 1999. Originaire de Savoie, il a été sensible aux chiffres énoncés par le Syndicat sur les emplois du secteur élevage dans les régions rurales. Il s’est montré ouvert à une collaboration dans le cadre de la rédaction de la prochaine réglementation sur le pack santé et prône toutes les initiatives du Syndicat qui pourraient aboutir à l’établissement de labels de qualité.

Remerciant les représentants du Syndicat des Éleveurs, il a ajouté : « Le Syndicat des Éleveurs apporte une contribution qui est extrêmement importante. »

FRANÇOISE GROSSETETE – EURODEPUTEE MEMBRE TITULAIRE DE LA COMMISSION ENVI (SANTE PUBLIQUE & SECURITE ALIMENTAIRE)

GROUPE DU PARTI POPULAIRE EUROPEEN (DEMOCRATES CHRETIENS - UMP)

La demande d’entretien avec Françoise Grossetête avait une importance particulière, puisque cette dernière est impliquée dans la Commission ENVI (chargée de la santé publique et de la sécurité alimentaire au sein de l’Union européenne), instance fondamentale pour faire passer des messages sur la sortie définitive des équidés de la consommation humaine. Le Syndicat a transmis à Françoise Grossetête sa proposition de création d’une période de latence, d’au moins six mois, au-delà de laquelle le cheval pourrait être réintégré dans le circuit de la production de denrées alimentaires. Françoise Grossetête a mis en avant la démarche constructive du Syndicat qui est venu à sa rencontre en amont des dossiers. Elle souhaite poursuivre ces échanges. L’entretien s’est terminé sur la perspective d’une collaboration très intéressante sur ce dossier et certainement sur les autres projets à venir de cette commission (notamment un droit de regard sur le pack santé).

OBJECTIFS REMPLIS

En conclusion, ce déplacement a été une réussite pour le Syndicat : les Eurodéputés étaient satisfaits de pouvoir échanger avec des organes représentatifs et qui œuvrent sur des sujets importants pour l’intérêt général. Les objectifs ont été remplis : pouvoir être connus de leurs services et être consultés si nécessaire en amont des projets et réglementations européens. Loïc Malivet s’est félicité de cette première action à Bruxelles qui a toujours constitué « un axe stratégique fort de sa Présidence ». Il appelle de ses vœux sa prochaine reconduction et la constitution d’un réseau d’influence solide au niveau européen.

Hubert Honoré a déclaré, à l’issue de la visite : « J’ai été agréablement surpris par la grande qualité d’accueil et d’écoute qui a été faite par les parlementaires européens qui nous ont reçus. Ils sont très demandeurs de toutes informations entrant dans le cadre de leurs démarches environnementales (ex. : labellisation des haras par Equures, méthanisation du fumier de cheval), très sensibles aussi, bien entendu, au sujet des emplois multiples sauvegardés dans les campagnes par nos Mini-PME que sont les haras, pré-entraîneurs, entraîneurs...Un lobbying à ne pas négliger, car il en va de notre avenir. »

Tim Richardson n’avait jamais été au contact d’eurodéputés et a déclaré : « La délégation avait été très bien accueillie par les eurodéputés, qui sont des personnes très sollicitées. Il est nécessaire d’être très concis et précis sur chaque sujet abordé. Il est important pour le Syndicat de revenir à Bruxelles régulièrement afin de rencontrer les députés et les leaders de la Commission Européenne, accompagnés de Cathy McGlynn qui est très introduite dans ce milieu et qui en maîtrise toutes les technicités. » Pour Camille Vercken, « Il était important d’expliquer qui nous sommes, ce que le Syndicat fait dans la filière depuis un siècle et pourquoi nous sommes un interlocuteur représentatif et responsable de la filière équine française. Ce déplacement arrivait au bon moment : mieux vaut se présenter en dehors d’un dossier particulier pour nous inscrire dans une collaboration durable et non pas juste le jour où il y a le feu ! »