Un champions day qui ne convainc pas

Autres informations / 19.10.2013

Un champions day qui ne convainc pas

Ce n’est pas parce que les français n’ont pas gagné samedi à Ascot que le Champions Day ne convainc pas. Cette journée, qui se veut une finale sur plusieurs segments de distances, a bénéficié pendant deux ans de l’attraction Frankel (Galileo). Cette année, point de Frankel à Ascot et malgré la présence de chevaux aux ratings très élevés, cette journée de course a clairement manqué d’éclat. Les Anglais – qui ont inventé le fairplay pour pouvoir tricher tranquillement – essayent de faire croire, rating de la course à l’appui, que les Champion Stakes (Gr1) sont une très grande épreuve. Or, dans les faits, cette course n’a jamais été qu’une consolante à l’"Arc" qui, au niveau du prestige, la supplante largement. Le niveau des arrivées de samedi et le spectacle proposé, avec des chevaux en ribambelle sur trois cents mètres dans la ligne droite, affichent un constat sans appel : pour les vrais chevaux de Gr1 en Europe, la saison se termine lors du week-end de l’"Arc", et pas lors du samedi du Champions Day. Il est très difficile pour un cheval de haut niveau d’être compétitif lors des classiques printaniers et de répondre encore présent à la mi-octobre. D’ailleurs, les gagnants des Grs1 samedi n’avaient que très peu couru en 2013 : cinquième course pour Olympic Glory (Choisir), deuxième course seulement pour Farhh (Pivotal) et quatrième course pour Sea of Approval (Authorized).

Le Champions Day veut allonger la saison de courses en Europe. Mais, à la mi-octobre, les héros classiques sont fatigués et ce sont les chevaux arrivés avec de la fraîcheur qui se mettent en avant. La création du Champions Day a clairement attaqué le week-end de l’"Arc" et, sur ce point, les Anglais ont clairement manqué de fair-play et de clairvoyance. Il aurait fallu une harmonisation entre les autorités hippiques britanniques et françaises pour éviter cette concurrence qui ne profite à personne et prend à l’un sans donner à l’autre.