Il n’y a pas de paris sans courses ni de courses sans paris

Autres informations / 29.03.2014

Il n’y a pas de paris sans courses ni de courses sans paris

Par Benoît Cornu, directeur de la communication du PMU.

Après avoir lu Jour de Galop, j’ai fait, moi aussi, un rêve idiot la nuit dernière. J’ai rêvé qu’on était en 2020, mais que les courses fonctionnaient selon les usages de la société de 1820. Quelques acharnés faisaient encore courir, pour leur seul plaisir, leurs meilleurs pur-sang du côté de Bagatelle, montés par ces nouveaux e-robots si pratiques. Le peuple pouvait, depuis les barrières ou via Internet, contempler cet entre-soi. On parie, oui, mais sa fortune ou son honneur entre initiés. Heureusement, je me suis réveillé là, ce cauchemar avait sans doute trop duré.

J’ai dû me rendormir, car j’ai fait un autre rêve. En 2020, les courses sont un des sports, des spectacles et des jeux préférés des Français. On fait la fête le soir et le week-end sur les hippodromes, les "people" du moment s’y bousculent et achètent des chevaux, les jockeys et les entraîneurs passent à la télé. On va au "PMU City" pour regarder Equidia et pour jouer ensemble et on refait les courses sur les réseaux sociaux. L’"Arc" est la plus grande course du monde, on s’arrache les places à Longchamp depuis Hongkong ou Sao Paolo. Les partants viennent du monde entier, peut-être même de Chine, les filières ayant su se relancer grâce aux revenus des paris.

Ce n’est pas tout à fait un rêve. C’est une ambition.

Les courses sont un sport et elles sont un grand spectacle. Elles sont quasi universelles, puisque l’on court sur tous les continents. Et, à quelques rares exceptions près, elles sont indissociables des paris. Il n’y a pas de courses sans paris, c’est le fondement même de leur économie. Dans tous les pays où les paris ne "rendent" pas aux courses, les filières s’effondrent, preuve qu’elles ne peuvent survivre sans.

Il n’y a pas de paris sans courses. Nous offrons à nos millions de clients le plaisir de tenter leur chance en jouant sur un ou plusieurs chevaux, chaque jour, à l’heure et à l’endroit qu’ils ont choisis, comme ils en ont envie. Et pour qu’ils en aient envie, les courses doivent être à la hauteur des autres loisirs. Elles ont pour ça besoin de ressources financières que seuls les paris peuvent leur apporter.

Aujourd’hui, le PMU est le premier opérateur européen de pari mutuel, le deuxième au monde et la filière française une de celles qui redistribuent le plus via les allocations et primes. Le PMU enregistre des résultats économiques comparables à ceux des grandes entreprises françaises les plus performantes, au seul profit de la filière hippique, et est un contribuable qui apporte près d’un milliard d’euros à l’État.

En France, le PMU et ses confrères vont apporter près de 900 millions d’euros à la filière hippique française cette année. Pourquoi ? Pour que les courses françaises soient encore plus belles et plus attractives, pour que notre élevage reste un des meilleurs au monde, pour que les hippodromes se modernisent, pour que l’image des courses soit améliorée vue d’ici et d’ailleurs. Depuis deux ans, le PMU a multiplié par quatre les paris pris à l’étranger sur les courses françaises (640 M€ en 2013 !). Ça ne se fait pas sans effort ni sans réciprocité, et le mépris de l’étranger n’est pas une valeur que nous connaissons.

Les courses sont une économie, avec des entreprises et des emplois, pas un passe-temps réservé à une élite. Notre responsabilité, au PMU, est de voir le monde tel qu’il est et qu’il sera, pas tel que nous aimerions qu’il reste. Un monde qui ne se conçoit pas en maîtres et valets. Le quotidien des collaborateurs du PMU, dont je fais partie, est de contribuer chaque jour au développement de la filière hippique et de tenir les engagements financiers pris vis-à-vis des sociétés de courses. Je partage avec eux la même fierté d’y parvenir. Je ne trouve pas ça idiot, au fond.


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