Deux "botti" dans les poules italiennes

Autres informations / 26.04.2014

Deux "botti" dans les poules italiennes

Mercredi, après la victoire du Real Madrid face au Bayern de Munich, Carlo Ancelotti (entraîneur de la première équipe) était un homme tout empreint de stress. Il répondait aux questions d’un journaliste d’une télévision italienne en parlant dans un souffle. Quand un journaliste lui a demandé : « On a appris qu’un des vos chevaux sera partant dans le Premio Parioli, dimanche à Rome », l’entraîneur a retrouvé le sourire. « Dimanche, on s’amuse, on se fera plaisir », a-t-il répondu.

Dimanche, Carlo Ancelotti, associé à son assistant Giovanni Mauri dans l’Écurie Dei Duepi, ne pourra pas se rendre à Capannelle pour assister à la course de son Il Pittore (Mr Greeley), mais il pourra voir la course sur Internet. « C’est un bon propriétaire, très passionné et proche Il Pittore de ses chevaux, explique Alessandro Botti, qui a aussi à l’écurie la pouliche Madame Cecile (Blu Air Force), déjà gagnante sous les couleurs de l’Écurie Dei Duepi et engagée dans les Oaks d’Italie. Quand il entraînait le PSG, il se rendait souvent à l’écurie avec Giovanni Mauri, qui est un vrai turfiste. » Il Pittore n’est pas Cristiano Ronaldo ni Karim Benzema, mais – associé a Mickael Barzalona – il a une très bonne chance dans le Premio Parioli (Gr3), l’équivalent de la Poule d’Essai des Poulains en Italie. Jeudi, Alessandro Botti – qui a pris sa licence en début 2014 et travaille encore sous la férule de son père, Giuseppe – a regardé à la télé l’impressionnante victoire de Gonna Run (Hurricane Cat) dans le Prix de Champerret (B), à Longchamp. Le pensionnaire de Jean Claude Rouget avait devancé Il Pittore dans une "D" sur la P.S.F. de Chantilly. « Et ce jour-là, Il Pittore avait joué de malchance, en ne trouvant voie libre que dans les cent cinquante derniers mètres, rappelle l’entraîneur. Je ne dis pas qu’il aurait battu Gonna Run, mais il aurait terminé deuxième assez proche. La ligne est bonne et Il Pittore a beaucoup progressé après cette course. C’est un grand poulain et il a appris à chaque sortie, en prenant de la condition. C’est un gros mangeur et quand il avait gagné son maiden, en février, il pesait plus de 500 kilos. Maintenant, il en pèse 480, se montrant ainsi plus tonique. » Il Pittore a une bonne chance dans le Premio Parioli. « Je ne dis pas qu’il va gagner, mais il sera dans le coup, estime son entraîneur. Le lot est assez bon, mais nous avons des lignes et le poulain est en plein épanouissement. »

Ses adversaires principaux sont Priore Philip (Dane Friendly), lauréat du Gran Criterium (Gr1), et Collateral Risk (Duke of Marmalade), entraînés par Stefano Botti, le cousin d’Alessandro. Grey Greezly (Red Rocks), deuxième de Priore Philip dans le Gran Criterium, est un autre concurrent en vue, avec Salford Secret (Sakhee’s Secret), lauréat du Premio Pisa.

Alessandro Botti sera représenté aussi dans le Premio Regina Elena (Gr3), la Poule d’Essai des Pouliches, avec Felcine. Lauréate des deux courses, la fille de Duke of Marmalade a bien couru, finissant troisième dans une "D" à Chantilly. « Elle n’a pas eu une course dure lors de sa rentrée, a dit d’elle son entraîneur. Il s’agit d’une pouliche avec assez d’expérience et une bonne pointe de vitesse. Ce sont deux vrais atouts pour une course comme le Premio Regina Elena. Elle est dans une belle condition, même si, comme beaucoup de pouliches à Chantilly, elle a gardé encore son poil d’hiver. »

La Botti-France, qui a démarré à la fin de l’année 2008, entame sa sixième saison complète. Alessandro fait un bilan de l’expérience : « Au début, c’était plus facile. Nous étions arrivés avec des chevaux bien placés dans leurs catégories. Maintenant c’est beaucoup plus dur. Il y a cinq ans avec un cheval en valeur 38 on pouvait gagner facilement un "réclamer". Maintenant, avec les allemands et les espagnols, parfois un 41 n’est pas suffisant... Et dans les bonnes courses, nous devons nous confronter avec les grandes écuries. Nous nous sommes fait plaisir avec Bubble Chic et conservons une bonne réussite, même s’il nous manque encore une victoire de Groupe en France. Le meilleur reste à venir. »

Botti-France est toujours prêt à la bataille, en France et aussi en Italie. Pour jouer en Champions League il faut avoir Cristiano Ronaldo et Karim Benzema, Carlo Ancelotti ne vous dira pas le contraire.