« galop 2020 » :  bilan des travaux sur le propriétariat

Autres informations / 23.07.2014

« galop 2020 » : bilan des travaux sur le propriétariat

par Hervé Morin et Nicolas de Chambure, représentants de Génération Galop au sein du groupe de travail « Propriétariat et développement »

À l’invitation de France Galop, 16 associations et groupements socio-professionnels se sont réunis à quatre reprises depuis le mois de mars, afin d’échanger sur les grands sujets qui conditionnent l’avenir de notre filière. Cette démarche d’ouverture à l’égard des « parties prenantes » est inédite de la part de la maison-mère, et nous nous réjouissons qu’elle ait été entreprise. Les socioprofessionnels ont d’ailleurs largement répondu présents, prenant de leur temps et venant souvent de loin pour participer à ces assemblées.

Bien sûr, mener une consultation d’une telle ampleur est un challenge extrêmement ambitieux, surtout dans une filière qui n’en a pas l’habitude, et qui plus est en temps de disette. En outre, il était prévu que ces groupes de travail consultatifs ne débouchent pas sur l’adoption de résolutions par le vote - leurs résultats peuvent donc ne pas apparaître très spectaculaires. Néanmoins, alors que ces trois commissions viennent de clôturer leurs travaux, le bilan est positif.

Tout d’abord, un dialogue a été établi, entre l’institution et ses membres ainsi qu’entre les différentes associations de propriétaires et de « sociopros ». La diversité des acteurs est une des spécificités de notre activité, qui peut conduire à la division : il est donc essentiel que ce dialogue soit régulièrement entretenu.

Ces réunions ont également joué leur rôle de forum, en permettant une bonne circulation de l’information, de l’amont vers l’aval et vice-versa. Les participants au groupe intitulé « Propriétariat et développement » ont par exemple bénéficié de présentations détaillées sur différents aspects de la stratégie marketing de France Galop à moyen terme, ainsi que d’éléments sur les prévisions du PMU. Dans l’ensemble, les orientations retenues par M. Giletta nous ont paru très pertinentes. « Repositionner le client au cœur de la stratégie, redonner une dimension sportive aux courses, donner une dimension ludique aux paris sur hippodromes » : voilà des objectifs avec lesquels nous ne pouvons qu’être en adéquation. Le projet de « Racing Series », inspiré des British Champion Series et qui devrait faire l’objet d’une présentation dans les semaines à venir, semble également un dispositif prometteur pour promouvoir nos plus grandes courses auprès d’une large audience, même si certains détails techniques doivent encore être affinés.

Outre ces discussions sur les chantiers déjà entrepris par France Galop, la consultation a permis à tous les acteurs de la filière propriétaires, entraîneurs, éleveurs, pré-entraîneurs, jockeys, courtiers etc. – de soumettre des idées innovantes en vue de conquérir les propriétaires de demain, et d’offrir à ceux d’aujourd’hui la meilleure expérience possible.

En tant que représentants de Génération Galop, nous avons notamment formulé les propositions suivantes :

• Externaliser les fonctions « marketing », « événementiel » et « accompagnement des propriétaires » de la mai- son-mère au sein d’une entité commerciale, composée de professionnels de ces métiers et chargée d’apporter un service de qualité irréprochable à l’ensemble des clients et parties prenantes de notre sport : propriétaires (de la procédure d’agrément à la « conciergerie » en passant par la prise en charge de leur gestion comptable et fiscale), entraîneurs (ensemble des démarches quotidiennes), sponsors et entreprises (démarchage, élaboration d’une offre attractive et compétitive, suivi), etc.

• Créer des formules haut de gamme d’initiation à l’univers des courses et au propriétariat, à destination de prospects ciblés. En Australie, c’est ce que propose avec succès le dispositif « Young Professionals in Racing » (photo), lancé il y a deux ans pour attirer les jeunes actifs fortunés de Sydney vers les courses. Les 100 membres de ce club à la fois select et convivial bénéficient de visites privées à l’entraînement, aux ventes et dans les haras les plus prestigieux, d’événements festifs lors des grandes réunions, de rencontres avec des personnalités emblématiques des courses australiennes, etc.

• Développer une stratégie ciblée pour conquérir de nouveaux propriétaires à fort potentiel, en partenariat avec une agence spécialisée dans la prospection haut de gamme et intéressée aux résultats.

• Former et responsabiliser les directeurs des hippodromes France galop afin qu’ils puissent jouer un véritable rôle de « maîtres de maison » dynamiques, à l’image de nombreux présidents de sociétés de courses de province, se chargeant notamment de l’accueil des propriétaires (surtout nouveaux et étrangers) et de la célébration de chaque victoire : systématiser la remise de prix, la possibilité de revoir la course dans un espace dédié autour d’une coupe de champagne, etc.

Ces propositions, ainsi que de nombreuses autres émises par les différents participants au groupe de travail, ont paru susciter une vaste adhésion. Les débats collectifs auront donc contribué à faire avancer la réflexion sur un sujet crucial pour l’avenir de la filière, et toutes les associations qui y ont pris part peuvent s’en réjouir. Nous faisons désormais confiance à M. Giletta et à ses équipes pour en tirer le meilleur parti possible.

Un texte proposé par Génération Galop