Le retour à 2.400m du prix du jockey club n'est pas une lubie de partisans du passé

Autres informations / 17.07.2014

Le retour à 2.400m du prix du jockey club n'est pas une lubie de partisans du passé

Par Patrick Burel, éleveur

« Petit éleveur totalement acquis à la concurrence internationale mais soucieux de la défense du système français, je souhaitais réagir aux propos de Simone Brogi sur la distance du Prix du Jockey Club. Nous sommes engagés dans une guerre économique qui, bien que feutrée, est excessivement violente.

Nous avons le système de financement des courses le meilleur du monde. Voulons-nous qu'il serve à financer principalement les éleveurs anglais ou irlandais ?

Le retour à 2.400m du Prix du Jockey Club n'est pas une lubie de partisans du passé, mais au contraire l’un des éléments d'une politique de reconquête de l'élevage français. Si nos amis anglais maintiennent leur Derby à 2.400m, ce n'est pas par conservatisme (leur pragmatisme est bien connu et lorsque leurs intérêts vitaux dans de nombreux domaines sont en jeu, ils n'hésitent pas à changer). C'est tout simplement car cette distance de 2.400m est idéale pour sélectionner les meilleurs reproducteurs. Il faudrait d’ailleurs que les grands haras français se mettent à réinvestir dans des étalons de standards internationaux. Elle nécessite à la fois du fond et de la vitesse avec une grande capacité d'accélération.

J'ajoute enfin que notre jeune auteur n'a pas vu que le Qatar Prix de l'Arc de Triomphe est sur 2.400m et qu'il attire les meilleurs chevaux du monde. Je termine enfin en rappelant d'une part que 2.100m est une distance bâtarde, ni le mile ni la distance classique, et que d'autre part, il faudra aussi revoir le calendrier des épreuves de sélection qui mènent au Derby français comme l'a si bien déjà dit David Powell. »