Aurelien kahn lance la premiere formation de "cavalier d'entrainement-debourreur

Autres informations / 02.09.2014

Aurelien kahn lance la premiere formation de "cavalier d'entrainement-debourreur

Membre de l’équipe de France de concours complet pendant plusieurs années, Aurélien Kahn est devenu débourreur et préentraîneur de galopeurs. En 2014, il a lancé la première formation de "cavalier d'entraînement-débourreur".

LE CONCOURS COMPLET, CARREFOUR DES PRATIQUES EQUESTRES

Aurélien Kahn fait partie des meilleurs cavaliers de concours complet français depuis les années 90. Il a formé et monté de nombreux chevaux de haut niveau comme Bazooka (Katowice), Cadiz (El Mesto), Lord de Lignière (Hand in Glove), Must des Sureaux (Stew Boy), Daryus de Charmois (Prince du Logis), ou Philistin (Dunphy). Tous ces chevaux ont un point commun : ils sont issus d’au moins un géniteur anglo-arabe ou pur-sang en première génération.

Cette proximité du sang dans les pedigrees de chevaux de concours complet découle des exigences du test de cross country, où une certaine classe de galop est nécessaire. Cette épreuve nécessite donc d’entraîner régulièrement les chevaux sur une piste. Et c’est ce point particulier qui scella l’entrée d’Aurélien Kahn dans la filière galop.

Il nous a confié : « Il y a une dizaine d’année, lorsque je me suis installé dans le Maine-et-Loire, j’ai construit une piste de galop pour mes chevaux de concours complet. De fil en aiguille, on a commencé à me proposer des chevaux pour le débourrage et le préentraînement. Comme les clients étaient contents, le "bouche à oreille" a fonctionné, si bien que j’ai décidé d’en faire mon activité principale il y a quelques années. J’ai rapidement dû faire face à des difficultés pour recruter du personnel. Les candidats sont peu nombreux et pas toujours à la hauteur des postes à pouvoir. Je me suis rendu compte que les autres débourreurs et les entraîneurs effectuaient le même constat. »

L’EXPERIENCE DE LA PEDAGOGIE

Aurélien Kahn a exercé pendant dix ans en tant qu’instructeur BEES2 et il a formé des professionnels, à savoir des moniteurs d’équitation. Fort de cette expérience, l’Angevin a créé une formation pour pallier au manque de personnel opérationnel dans la "filière galop". Au sujet de son contenu, il nous a expliqué : « La formation permet de pratiquer et maîtriser les trois techniques de débourrage les plus répandues, une méthode dite éthologique, une méthode de tradition française et une synthèse des deux. Ainsi l’élève est capable de s’adapter à la plupart des situations qu’il peut rencontrer chez les professionnels. En parallèle, les élèves sont formés aux longues rênes. On leur apprend également à faire sauter les chevaux en liberté et sous la selle.

Ils sont initiés au galop de chasse et au canter.»

En complément de ces enseignements équestres, les élèves « passent leur Captav et leur "certificat de soins vétérinaires". Enfin ils étudient le code des courses afin de comprendre la compétition pour laquelle ils préparent des chevaux. La première session a débuté en septembre. Le délai de prise en charge des dossiers par le Fafsea étant de trois ou quatre mois, il faut que les candidats s’y prennent à l’avance. Une fois leur candidature déposée, je les regardent à cheval, afin d’évaluer leur niveau. Il faut qu’il corresponde au métier auquel ils se destinent.»

AU DELA DU DEBOURRAGE ET PREENTRAINEMENT

Aurélien Kahn poursuit : « J’aime dresser les chevaux, ce qui m’a permis de former un certain nombre de sujets de haut niveau. D’une manière plus générale, les principes de l’équitation classique sont très utiles pour les chevaux de course. Les notions de symétrie et de décontraction dans l’effort sont très profitables dans la recherche de performance. Ce n’est pas un hasard si les cavaliers issus des sports équestres connaissent une bonne réussite pour remettre des chevaux de course dans le droit chemin. C’est aussi quelque chose que j’aime faire, c’est toujours intéressant. Je suis persuadé qu’il faut apprendre aux chevaux à bien sauter. On peut apprendre aux chevaux à mieux sauter, dans le calme, en utilisant des dispositifs issus des sports équestres. Avec des bases saines, les hommes et les chevaux rencontrent beaucoup moins de difficultés. C’est aussi cela que j’essaye de transmettre à mes élèves et à mon personnel. Je suis ravi de voir que de grands professionnels du monde du galop m’apportent leur soutien, mais aussi leurs conseils. C’est aussi encourageant qu’enrichissant. »

Pour plus d’informations veuillez consulter :

http://aurelienkahn.wix.com/cavalier-debourreur