haras de clairefontaine

Autres informations / 12.09.2014

haras de clairefontaine

Situé en Mayenne près de Laval, le haras de Clairefontaine est une jeune structure créée par Marie- Laure Collet en 2008. L’histoire du haras est aussi liée à Stormy River (Verglas), gagnant du Prix Jean Prat, deuxième des St James’s Palace Stakes, deuxième du Prix du Moulin de Longchamp et troisième de la Poule d’Essai des Poulains (Grs1) en 2006.

DE TRESOR DE MAI A STORMY RIVER

« Nous avons commencé un petit élevage familial avec Stormy River. Mais nous avions déjà une jument en 1992, qui a donné Trésor de Mai (Grand Trésor), gagnant de Gr1 en obstacle en Angleterre », nous a expliqué Marie-Laure Collet. C’est aussi dans les années 90 que commencera la grande histoire de la famille Collet avec la souche de Stormy River. « Nous avions River sans Retour (Vacarme), qui nous a donné Fantastic Filly (Myrakalu), gagnante de Grs3. Nous avions suite à cela voulu acheter une sœur de Fantastic Filly, et c’est ainsi que nous avons acquis Miss Bio (River Mist), la mère de Stormy River. A l’époque, je faisais un stage chez Alain Régnier au haras de la Haie Neuve, où stationnait Verglas. Ce dernier nous a fait un petit geste, et c’est ainsi qu’est né Stormy River. C’est aussi une histoire humaine, puisque j’étais en apprentissage au haras du Cadran lorsqu’il est passé en vente yearlings... »

2008 : LE HARAS DE CLAIREFONTAINE VOIT LE JOUR

Le haras porte le nom de Clairefontaine, en clin d’œil à la Normandie natale de Marie-Laure Collet. « J’ai ouvert le haras en 2008 en association avec mes parents. Il n’y avait rien de prévu pour les chevaux à l’époque, et nous avons tout construit. La structure était auparavant une ferme laitière. Nous avons arrêté la laiterie en 2010, mais nous faisons encore de la pension pour les vaches, les bovins étant bons pour la qualité de la terre. Le haras s’étend sur 75 hectares, et nous avons 52 boxes. Nous disposons d’un marcheur et d’un rond de longe. »

Le haras a déjà beaucoup évolué depuis ses débuts, et devrait continuer comme cela durant les prochaines années, même si le but n’est pas de l’étendre davantage. « Nous avions commencé avec cinq poulinières. Aujourd’hui, nous en avons sept en pleine propriété, et le reste appartient à des clients français et étrangers. Le but du haras est d’améliorer la qualité de la jumenterie, plutôt que d’augmenter la taille du haras. Comme nous avions dû tout construire, nous n’avons pas pu réaliser de très gros investissements du côté des poulinières. Nous sommes déjà passés, en six ans, de 20 boxes à 52 boxes. Nous avons donc déjà bien évolué de ce côté-là. Nous souhaitons investir avant tout dans des juments de qualité, et après cela nous verrons bien... »

UNE BELLE HISTOIRE AVEC OSARUS

« Nous avons participé pour la première fois aux ventes en 2008. Cette année là, nous présentions six yearlings à la vente d’octobre Arqana, et deux en décembre. Et ils se sont très bien comportés en piste. Nous avons participé à nos premières ventes Osarus en 2010. En 2011, nous avons vendu Frankyfourfingers (Sunday Break) à La Teste. » En 2012, le haras de Clairefontaine sera top price ex-aequo lors de la vente de yearlings Osarus. En 2013, il décrochera le deuxième top price de la vente, avec une propre sœur de Frankyfourfingers adjugée 75.000 euros. « Nous avons six yearlings à Osarus cette année. Nous essayons d’être présents à toutes les ventes avec cinq ou six yearlings, en sachant que la vente d’août Arqana est cependant une vente un peu à part.»

UNE PREPARATION DANS LE RESPECT DES YEARLINGS

Marie-Laure Collet a travaillé en Angleterre, en Irlande, mais aussi en Australie et en Nouvelle-Zélande pour la préparation des yearlings. Pour elle, l’essentiel est de travailler dans le respect des poulains. « La plupart des poulains que nous préparons pour les ventes sont nés au haras. Pour nous, cette préparation n’est qu’une étape dans la vie d’un cheval. L’essentiel est, pour eux, de devenir des chevaux de course. Nous essayons toujours de nous améliorer, car les ventes sont de plus en plus exigeantes. Mais il faut rester dans le naturel. Nous faisons donc une préparation à la carte, en suivant ce que nous dit le poulain et en s’adaptant au physique. Cela semble marcher, puisque nous avons de bons chiffres en course, avec 7 % de black-type. »