Bertrand bélinguier : « en 2015, france galop versera les mêmes encouragements qu’en 2014 »

Autres informations / 11.12.2014

Bertrand bélinguier : « en 2015, france galop versera les mêmes encouragements qu’en 2014 »

Bertrand Bélinguier ne s’était pas encore exprimé depuis le début de la crise du 90/10. Il prend la parole ce soir, dans JDG, à la veille d’une rencontre cruciale avec les "Entraîneurs en colère", et à l’avant-veille d’une journée d’action à Deauville...

Jour de Galop. – POUVEZ-VOUS NOUS DECRIRE, EN QUELQUES MOTS, LES CHOIX QUE VOUS PROPOSEZ POUR LE BUDGET "ENCOURAGEMENTS" EN 2015 ?

Bertrand Bélinguier. – En 2014, le PMU a donné à France Galop 9,6 M€ de moins. En 2015, ce sera 23,5 M€. Malgré le déficit important qui en découle, France Galop a décidé de maintenir les encouragements au même niveau qu’en 2014 : 281,6 M€ contre 274,6 M€ en 2013.

COMMENT A ETE IMAGINEE CETTE HYPOTHESE DU 90/10 ?

Les primes propriétaires ont chaque année dépassé le budget : 2,5 M€ en 2013 puis 1,5 M€ en 2014. Le budget total de France Galop est en perte de 38 M€. On doit donc éviter tout nouveau dépassement.

C’est pourquoi, on versera 90 % des primes puis on complétera en fin d’année. On s’engage sur 281,6 M€, même montant qu’en 2014. En toute hypothèse, les 44,5 M€ de primes seront intégralement versés. Et bien entendu, la réserve pour encouragements ne sera utilisée à aucun autre usage.

AVEZ-VOUS ETUDIE D’AUTRES VOIES ? QUELLES ETAIENT LES AUTRES VOIES POSSIBLES ?

Pour ne pas dépasser le budget des primes, on aurait pu diminuer les taux, mais cela n’a pas été le choix du Conseil d’administration, car cela aurait conduit à de nombreuses discussions. On aurait pu aussi diminuer le nominal des prix de courses. Nous avons préféré distribuer exactement le budget qui est lié à la réussite sportive des chevaux français ou assimilés ; il n’y avait pas d’autre voie que ce mécanisme d’acompte qui évite tout nouveau dépassement.

AUGMENTER LES ALLOCATIONS EN 2015 CONSTITUAIT-IL UN TROP GRAND RISQUE FINANCIER ?

La situation actuelle des enjeux est inquiétante et conduit les sociétés-mères à un déficit 2015 de plus de 80 M€. Or, il faudra du temps avant que le plan de relance élaboré conjointement avec le trot et le PMU ne produise des effets sensibles et nous permette d’inverser la courbe.

Maintenir les allocations au niveau de 2014 représente un effort très conséquent compte tenu du résultat prévisible. Il s’accompagne de mesures d’économies pour réduire les coûts de gestion de France Galop.

L’AUTRE THEME DE REFORME AU CŒUR DU DEBAT, C’EST LE CODE ELECTORAL. POUVEZ-VOUS EGALEMENT NOUS EXPLIQUER CE QUE VOUS SOUHAITEZ FAIRE VOTER PAR LE PROCHAIN COMITE ?

À l’issue des élections de 2011, le président du Conseil juridictionnel a interrogé l’ensemble des formations professionnelles sur les problèmes rencontrés et les solutions envisageables.

La modification proposée, qui ressort de ces entretiens, consiste à préciser l’éligibilité dans les collèges des propriétaires et des éleveurs, en la réservant aux membres de ceux-ci, non titulaires de licences socioprofessionnelles.

TOUJOURS AU SUJET DE CETTE REFORME DU CODE, QUEL EST VOTRE OBJECTIF ? QUEL BUT POURSUIVEZ-VOUS AVEC CETTE REFORME ?

L’objectif est d’avoir un Code électoral qui réponde aux souhaits de la majorité des socioprofessionnels.

UNE JOURNEE D'ACTION QUI MET EN DANGER LES COURSES EST PROGRAMMEE LE 12 DECEMBRE. ALLEZ-VOUS PARLER AVANT VENDREDI AVEC LES ANIMATEURS DE CE MOUVEMENT ?

Je regrette que l’annonce de ce mouvement se soit faite exclusivement par voie de presse, sans aucune demande de réunion. Toujours par voie de presse, nous apprenons « qu’un dialogue est encore possible ». Je suis, pour ma part, toujours ouvert au dialogue et souhaite une rencontre. Elle aura lieu ce jeudi.