3 questions aux candidats au comité du syndicat des éleveurs : bernard ferrand

Autres informations / 13.03.2015

3 questions aux candidats au comité du syndicat des éleveurs : bernard ferrand

ÉLECTION DU COMITÉ DU SYNDICAT DES ÉLEVEURS

3 QUESTIONS AUX CANDIDATS AU COMITÉ DU SYNDICAT DES ÉLEVEURS

JDG a envoyé trois questions aux candidats au Comité du Syndicat des éleveurs. Les candidats sont libres d'y répondre. Nous nous sommes engagés à publier leurs textes au fur et à mesure de leur réception, sans intervenir ni sur le fond ni sur la forme. C'est-à-dire en toute objectivité, dans le but de stimuler le débat démocratique et le taux de participation à l'élection.

BERNARD FERRAND

Question 1. Pourquoi avez-vous décidé d'être candidat au Comité du Syndicat des éleveurs ? Quelle est votre motivation ? Quel est le sens de votre candidature ?

Bernard Ferrand. L'unité ! Il n'est pas concevable que les éleveurs soient tiraillés entre diverses associations ou groupements politiques. Nous devons tous aller dans le même sens car nos préoccupations sont les mêmes. Laissons nos orgueils et nos egos de côté, et reconstruisons ensemble un projet commun, en mettant au-dessus de tout l'intérêt commun de l'élevage. Nous devons partir à la reconquête des éleveurs, pour élargir la base de nos membres.

Question 2. Si vous êtes élu, quelle sera la première proposition que vous soumettrez au vote du Comité du Syndicat ?

Je crois que nous devons nous poser la question du rôle joué par le Syndicat au sein de l'Institution. Aujourd'hui, le président du Syndicat des éleveurs est vice-président de France Galop : comment voulez-vous qu'il puisse poser un regard critique sur une mandature à laquelle il est aussi étroitement associé ? Je pense que notre poids doit s'exprimer de manière différente, en misant plus sur le nombre de membres au Comité et sur un lobbying extrêmement actif auprès des membres du Conseil d'administration. J'ajoute, toujours sur France Galop, qu'il faudrait se reposer la question des cooptés, car c'est un sujet qui n'a plus été sérieusement rediscuté depuis un bon moment. Sont-ils toujours une valeur ajoutée pour France Galop ? Leur mode de sélection est-il le bon ? Le copinage n'a-t-il pas remplacé les critères objectifs ? Et enfin, je n'accepte pas que les vrais éleveurs, ceux qui s'investissent significativement et durablement dans l'élevage, soient aussi peu représentés au sein du Comité de France Galop. Je croyais pourtant que l'élevage était la base de tout...

Question 3. Les encouragements ont évolué au cours des dernières années (deux taux seulement pour la prime propriétaires, un pour les 2, 3, 4ans, un pour les 5ans et plus, et une baisse des primes aux "FR" assimilés). Doivent-ils à nouveau évoluer dans un sens ou dans un autre ? Et si votre réponse est oui, quelle évolution proposeriez-vous ?

Nous avons fait l'Europe, qui est un marché ouvert. Pourquoi vouloir créer un marché fermé au niveau des primes, en pénalisant les éleveurs qui vont à la saillie à l'étranger ? C'est injuste et inadapté. Car la vraie question, c'est celle de la qualité du parc d'étalons français. Vous pouvez mettre toutes les barrières à l'export que vous voulez, cela ne servira à rien si vous n'offrez pas une vraie alternative française pour inciter les éleveurs à faire saillir leurs juments ici ! L'an dernier, j'ai envoyé huit juments à l'étranger, à des étalons dont il n'y avait pas d'équivalents confirmés sur notre sol au moment où j'ai fait mes croisements ; cette année, je n'en envoie aucune à l'étranger, car des chevaux comme Le Havre, Siyouni, Kendargent, Olympic Glory et Anodin entre autres m'incitent à rester. Tout cela n'est pas une question de primes, c'est une question de choix !