3 questions aux candidats au comité du syndicat des éleveurs :  hubert honoré

Autres informations / 20.03.2015

3 questions aux candidats au comité du syndicat des éleveurs : hubert honoré

JDG a envoyé trois questions aux candidats au Comité du Syndicat des éleveurs. Les candidats sont libres d’y répondre. Nous nous sommes engagés à publier leurs textes au fur et à mesure de leur réception, sans intervenir ni sur le fond ni sur la forme. C’est-à-dire en toute objectivité, dans le but de stimuler le débat démocratique et le taux de participation à l’élection.

HUBERT HONORÉ

1. POURQUOI AVEZ-VOUS DECIDE D’ETRE CANDIDAT AU COMITE DU SYNDICAT DES ELEVEURS ? QUELLE EST VOTRE MOTIVATION ? QUEL EST LE SENS DE VOTRE CANDIDATURE ?

Actuellement vice-président du Syndicat et responsable de l'international pour l’élevage, je souhaite poursuivre les actions menées depuis deux ans au sein de l’Eftba (Association des éleveurs européens) dont la France a pris la présidence en mai dernier pour les trois années à venir. Avec l'appui d'un lobbyiste commun et représentatif de notre profession, nous défendons plusieurs sujets à Bruxelles, dont le bienêtre animal, le rôle des haras pour une politique agricole commune plus verte, les emplois créés par notre activité rurale... Ces actions récurrentes demandent un investissement personnel pour le bien commun et la pérennité de notre profession. Mon sentiment : le jeu en vaut la chandelle.

2. SI VOUS ETES ELU, QUELLE SERA LA PREMIERE PROPOSITION QUE VOUS SOUMETTREZ AU VOTE DU COMITE DU SYNDICAT ?

Toutes les catégories d'éleveurs doivent prendre conscience que nous faisons partie de l'élevage européen. Je rejoins Jean-Pierre Deroubaix quand il se prononce pour un Syndicat où toutes les forces en présence doivent se regrouper : les éleveurs de base ainsi que les élevages tête de liste et les haras commerciaux, pour mener des actions communes avec les éleveurs européens à Bruxelles.

La crise que nous subissons a cela de positif qu’elle nous ouvre les yeux.

Des réformes nécessaires vont être effectuées dans différents domaines, au sein de France Galop. À nous, éleveurs, de faire le choix de ce qui est viable et crée de la richesse, face à ce qui est, pour certains, un simple divertissement. Nous avons un rôle à jouer sur la scène internationale. Les événements sont devenus mondiaux (Doha, Dubai, Hong- kong, Singapour et bientôt la Chine). Notre élevage doit rayonner, s'exporter. À nous de mettre les moyens en œuvre. L'adage "l'union fait la force " est plus que jamais d'actualité.

3. LES ENCOURAGEMENTS ONT EVOLUE AU COURS DES DERNIERES ANNEES (DEUX TAUX SEULEMENT POUR LA PRIME PROPRIETAIRES, UN POUR LES 2, 3, 4ANS, UN POUR LES 5ANS ET PLUS, ET UNE BAISSE DES PRIMES AUX "FR" ASSIMILES). DOIVENT-ILS A NOUVEAU EVOLUER DANS UN SENS OU DANS UN AUTRE ? ET SI VOTRE REPONSE EST OUI, QUELLE EVOLUTION PROPOSERIEZ-VOUS ?

Les décisions sur les primes prises en juin 2012 étaient bâtardes, en contradiction avec les positions votées par le Syndicat. Elles ne sont pas satisfaisantes,

pénalisantes pour les éleveurs qui font les efforts financiers afin d’améliorer leur jumenterie en les croisant avec les étalons de leur choix. Tout en continuant à verser les primes à des chevaux âgés dont l'avenir est derrière eux. Quelle hérésie ! Mon vœu le plus cher pour ce nouveau mandat : que les éleveurs se rassemblent enfin !!!