Gérard rivases, à cheval entre le maroc et la france

Autres informations / 22.05.2015

Gérard rivases, à cheval entre le maroc et la france

GÉRARD RIVASES, À CHEVAL ENTRE LE MAROC ET LA FRANCE

Vendredi, l'hippodrome de Casablanca tiendra sa première réunion PMU de l'année. La saison se poursuivra jusqu'à fin juillet, avant un mois d'arrêt en août. L'occasion pour JDG d'effectuer un focus sur l'un des jockeys français en activité les plus capés : Gérard Rivases. Ce dernier compte trois mille cinq cents victoires à son palmarès, dont mille pour Sa Majesté Mohammed VI au Maroc. Il nous a expliqué : " Je réserve mes montes pour Sa Majesté, pour laquelle je suis très heureux de monter. Je lui souhaite beaucoup de bonheur ainsi qu'à sa famille. Un grand plaisir serait pour moi de m'entretenir avec lui pour parler "cheval". "

Un palmarès riche

Pendant quarante ans, Gérard Rivases a effectué des allerretour avec le Maroc, mais aujourd'hui encore, il reste bien évidemment disponible pour monter en France lorsqu'on le lui demande. Le palmarès et le cursus français de Gérard Rivases sont d'ailleurs très riches. " J'ai été apprenti chez Domingo Perea en France, dans les années 60. J'ai remporté mon premier Groupe en 1968 et c'est en 1971 que j'ai commencé à faire des aller-retour entre la France et le Maroc. J'ai gagné le Grand Prix de Sa Majesté Mohammed V pour ma première monte au Maroc. Ensuite, j'ai été premier jockey pour Marcel Boussac pendant cinq ans, puis j'ai monté pour le baron Guy de Rothschild, le baron de Redé, David de Rothschild... " Avec toutes ces années passées à monter pour des grandes casaques, Gérard Rivases a enlevé de nombreux Groupes comme le Prix Morny (Gr1) 1975, associé à Vitiges, le Prix Lupin (Gr1) avec Dankaro en 1974, ou encore le Prix Greffulhe (Gr2) avec ce même Dankaro et Mariacci en 1975. Avec ce dernier, qui défendait les couleurs "Rothschild", Gérard Rivases s'était aussi classé troisième du Prix du Jockey Club et avait remporté le Grand Critérium (Grs1). " J'ai eu de la chance de monter pour de grandes casaques. Je ne garde que des bons souvenirs de ma carrière car je n'ai monté que des bons chevaux. Mais ma reconversion n'est pas d'actualité ! "

Des victoires... en obstacle !

Gérard Rivases n'a pas seulement monté en plat. Il nous a raconté : " Après six mois de métier, je montais en obstacle à l'entraînement. J'ai débuté en 1969 dans cette discipline. J'ai gagné notamment le "Grand Steeple" et la Grande Course de Haies d'Ostende, le "Grand Steeple" de Fontainebleau... Après j'ai arrêté. Mais un hiver, à Cagnes, Domingo Perea m'a demandé de monter Prince Pamir et j'ai remonté un peu en obstacle avant d'arrêter de nouveau. " Gérard Rivases a également monté en obstacle... au Maroc ! Et sur environ cent dix épreuves disputées dans cette discipline, il en a remporté une centaine, avant que la discipline ne soit arrêtée. Pluridisciplinarité, expérience, longévité sont les mots qui définissent le mieux Gérard Rivases. Une carrière qui mériterait d'ailleurs une récompense... À Casablanca ce vendredi, il aura quatre montes pour Joël Seyssel et le haras royal Les Sablons, avec un seul objectif : " Essayer de faire pour le mieux. "