Un dimanche sans guichet p.m.h. à auteuil

Autres informations / 18.05.2015

Un dimanche sans guichet p.m.h. à auteuil

UN DIMANCHE SANS GUICHET P.M.H. À AUTEUIL

Dimanche en début d'après-midi, juste avant le lancement de la réunion du "Grand Steeple", une assemblée des employés du P.M.H. a opté pour la grève. Celle-ci intervient à une phase importante du processus de négociation P.M.H./sociétés-mères puisqu'un plan de sauvegarde de l'emploi doit être signé le 2 juin prochain. Dans les faits, aucun guichet avec un opérateur P.M.H. n'était ouvert ce dimanche. Pour limiter les dégâts, le PMU a pu déclencher à distance les bornes automatiques de prise de paris, initialement désactivées par les personnels du

P.M.H. Cette solution de sécurité était naturellement très imparfaite puisque la très grande majorité des bornes automatiques de paris n'accepte pas d'argent (espèces ou carte bancaire), se contentant de convertir des chèques paris ou les gains de tickets gagnants en capital jeu. Du coup, les quelques bornes équipées d'un monnayeur, aptes à générer des tickets paris à partir d'espèces ou de carte bancaire, étaient prises d'assaut. De nombreux habitués d'Auteuil mais également des néophytes perdus dans les couloirs et corridors où sont installés les guichets automatiques nous ont fait part de leur étonnement et agacement.

Voici la lettre que les employés du PMH ont fait parvenir à leur directeur ce dimanche :

" Bonjour Monsieur le directeur,

Mardi dernier, durant la réunion de négociation sur le PSE, unanimement, les organisations syndicales ont quitté la séance. Ce fait n'était pas un geste de mauvaise humeur, son origine est intimement liée aux événements suivants : 1 l'impossibilité de négocier de bonne foi, suite à la rétention ou à la diffusion à petite dose des informations, par le galop et le trot, d'une part, et d'autre part, par le PMU,

2 l'impossibilité de changer le mode initial de transfert des contrats de travail de nos collègues dans l'Institution, malgré le non respect de l'ordre public social en la matière,

3 l'impossibilité de reprendre le terme de guichetier ou son équivalent dans le parcours client, alors que le bon sens et l'intérêt du pari mutuel penchent pour son maintien,

4 l'impossibilité de répondre aux propos injurieux de monsieur Loic MALIVET, vice-président de France-Galop, à l'encontre du PMH, qualifié de "verrue".

Nous étions quelques-uns autour de la table à espérer autre chose qu'une obligation de reddition, nous nous sommes trompés. Or, depuis le 25 février, le personnel veut en découdre avec l'institution, aussi face à la tournure de ces événements, cette colère doit finir par s'exprimer. Notre histoire sociale nous a démontré et prouvé que c'est le seul moyen utile et nécessaire pour une autre politique, sachez que je le regrette. La raison commande, mais la colère s'accélère. Cordialement, Bernard Marquet "