5 % des courses p.m.h. en moins ? vous avez la parole !

Autres informations / 31.07.2015

5 % des courses p.m.h. en moins ? vous avez la parole !

France

Galop envisage de réduire le nombre de courses P.M.H. d’environ 5 %, pour

augmenter la moyenne de partants dans les autres. Rappelons qu’en dessous de 8

partants, la course n’est pas rentable; entre 8 et 13, elle vit ; à partir de

14, elle devient profitable, grâce aux paris à combinaison. Pourquoi cibler les

P.M.H. ? Parce que ce sont celles qui ne rapportent rien à la filière

financièrement. Les partisans de la réforme ont pour eux l’argument de la bonne

gestion, ce qui pèse lourd dans le contexte actuel ; leurs adversaires pointent

les conséquences néfastes d’une spirale baissière sur les effectifs, rappellent

que les "petits" seront les plus touchés alors qu’ils ont déjà

souffert de la T.V.A., sans parler du maillage géographique essentiel à leurs

yeux. Voilà donc un sujet fort, sur lequel nous vous proposons de vous exprimer

dans JDG, en envoyant vos réactions à cette adresse : redaction.jdg@gmail.com

SPORT

HIPPIQUE PROFESSIONNEL ET AMATEUR

Ce que

cela m’évoque, c’est cette autre idée d’un programme à deux vitesses, avec la

sélection d’un côté et les courses alimentaires de l’autre. La sélection

échapperait à la guillotine du nombre de partants du fait de sa qualité

sportive ; l’alimentaire, moins relevé (handicaps et "à

réclamer"),serait maintenu du fait de ses partants et donc de sa

rentabilité… Dans les deux cas, le monde du galop semble être à la veille de se

scinder en deux. Précisément, et si France Galop supprimait toutes les P.M.H. pour

ne conserver que les premium ? Ce serait logique comptablement. Mais pas sans

conséquences car le sport hippique serait désormais constitué de deux entités :

un sport professionnel (avec paris premium, allocations solides,  télévision) et un sport amateur (pas de paris

hors hippodrome, pas d’allocations, chevaux modestes,

cavaliers-entraîneurs-propriétaires amateurs et bénévoles, avec un simple

saupoudrage d’argent "d’en haut"). Cela dit, c’est ce qui se passe

dans tous les sports. Nous sommes la seule activité sportive où l’amateurisme

est si limité – ce qui explique d’ailleurs en partie la baisse de notoriété des

courses dans la société civile (pour enrayer cette descente aux enfers,  il faudrait d’urgence relancer les courses

poneys à l’échelon national et développer les épreuves pour amateurs de tous

âges et tous niveaux).

DE ROGER

COUDERC AU "TOP TOULON"

Pros vs

amateurs : est-ce souhaitable ou non ? La question renvoie à la brutale

mutation du rugby récemment. Les plus : le top 14 est un "top

mondial" ; la France attire les meilleurs joueurs des deux hémisphères ;

les droits télé ont explosé, l’argent coule à flot, les sponsors accourent… Les

moins : le professionnalisme ne concerne plus qu’une poignée de clubs ; il y a

plus de casse et moins de fair-play ;  et

moins de place dans les grands clubs pour les jeunes formés en France…

Désormais, le rugby vit selon la règle des cabinets d’avocats anglo-saxons :

"You eat what you kill".Ce qui, en français, peut se traduire par :

"À partir de maintenant, ceux qui ne rapporteront rien se serreront la

ceinture!"