à la rencontre de sylvain bosson

Autres informations / 14.08.2015

à la rencontre de sylvain bosson

À LA RENCONTRE DE SYLVAIN BOSSON

Jeune débourreur préentraîneur, Sylvain Bosson est installé à Écommoy, dans la Sarthe, depuis deux ans. Il nous a raconté son cursus dans le monde des courses et ses débuts comme débourreur et préentraîneur.

Jour de Galop. Comment avez-vous découvert les courses ?

Sylvain Bosson. Je ne suis pas issu d'une famille du monde des courses. J'ai commencé par le biais de la voltige et je suis monté à cheval dans un centre équestre de ma région, l'Ariège. Par la suite, j'ai obtenu un Bac Pro conduite et gestion d'une exploitation agricole, option élevage équin. J'ai rencontré Mathieu Daguzan-Garros [haras des Granges] et j'ai été son stagiaire pendant deux ans, avant de devenir son salarié en 2006. Souhaitant découvrir autre chose et notamment l'Irlande, j'ai demandé conseil à Mathieu. Il m'a recommandé à Mathieu Alex, qui travaillait alors pour Coolmore. Je suis parti un an et j'ai eu la chance de manipuler des pedigrees prestigieux. Cela m'a permis de faire un grand bond dans le milieu des courses. J'ai aussi travaillé à la préparation des foals. Ensuite, je suis parti à côté de Coolmore, chez un petit entraîneur, dont j'étais le deuxième garçon.

Comment vous êtes-vous intéressés plus spécifiquement au travail des jeunes chevaux ?

J'ai travaillé deux saisons au côté du maître des 2ans montés, Willie Browne, avant de me rendre chez plusieurs petits éleveurs. Par la suite, j'ai décidé de partir chez Peter O'Callaghan pour la préparation des ventes de Keeneland. J'ai également travaillé en Caroline du Sud pour la préparation aux breeze up. De retour en France, j'ai travaillé chez Alain de Royer Dupré, avant de partir chez Channel Consignment, où je suis resté deux ans comme premier garçon. Débourrer les chevaux est vraiment quelque chose de passionnant. J'ai toujours aimé les 2ans, la précocité, et j'essaye de me spécialiser dans leur vente. Mon travail chez Alban Chevalier du Fau m'a fait évoluer. Pour moi, le plus important est le bien-être du cheval. Pour qu'il passe le poteau en tête, il faut d'abord qu'il soit content de faire ce qu'il fait.

Quand avez-vous débuté et quelles sont vos installations ?

C'est en août 2013 que j'ai débuté mon activité. Mon exploitation est idéalement située à Écommoy, dans la Sarthe, à trois minutes de la sortie de l'autoroute. J'ai douze boxes, une piste de huit cents mètres en sable naturel, un rond de longe de dix-huit mètres ainsi que des chemins communaux.

Quelles ont été vos plus belles réussites ?

J'ai eu la chance de m'occuper de bons chevaux comme redbrook, Bathyrhon, Flash Mash et beaucoup d'autres. À la vente d'été Arqana, j'ai vendu une femelle de 2ans nommée Storm Warning, une fille de Le Havre, pour 30.000 euros. Je travaille avec Yohann Gourraud, Gabriel Leenders, Carlos Lerner, Simone Brogi et l'Écurie Brillantissime de Sébastien Desmontils, le haras de l'Hôtellerie et plusieurs propriétaires-éleveurs des alentours. Je les remercie de leur confiance.