Daniel augereau candidat à france galop

Autres informations / 16.10.2015

Daniel augereau candidat à france galop

DANIEL AUGEREAU

CANDIDAT À FRANCE GALOP

 

Jeudi soir, Daniel Augereau a accordé à Jour de Galop une interview dans laquelle il explique pourquoi il a

choisi de présenter sa candidature au sein du Collège propriétaires de France

Galop. Ou plutôt, pourquoi il a choisi de prendre la tête de la liste baptisée Renouveau du Galop. Nous la publierons

dans notre prochaine édition.

Daniel Augereau est un passionné de courses au galop de

longue date. Il a investi dans la filière. Il connaît l’Institution (il a

cofondé l’Asselco, l’Association des éleveurs de l’Ouest). Il a réussi dans ses

affaires, en créant de toutes pièces le groupe d’intérim Synergie, qui est

présent à travers six cents agences dans quatorze pays, qui réalise 1,7

milliard de chiffre d’affaires et qui emploie deux mille trois cents personnes

en son sein – sans compter les intérimaires eux-mêmes évidemment. Sans exprimer

ici aucune préférence électorale, Daniel Augereau possède objectivement toutes

les qualités pour entrer au Comité et aurait aussi bien pu être coopté si les

membres associés et si lui-même l’avaient voulu.

 

L’homme derrière le

rapport

Mais Daniel Augereau n’est pas un candidat comme les autres.

Cette position particulière, il la doit à un rapport de janvier 2012 qui porte

son nom. Ce rapport lui avait été commandé par son ami François Fillon – alors

Premier ministre – en juin 2011. Il s’agissait en particulier de réfléchir aux

« adaptations de l’Institution

nécessaires au regard de la loi [et à] la pertinence du statut des sociétés de

courses ». Le rapport appuyait là où ça fait mal : l’Institution

doit changer ; elle génère de plus en plus de recettes mais la filière est

de plus en plus pauvre ; son modèle économique est en danger à plus ou

moins courte échéance ; sa gouvernance est peu satisfaisante, etc. Avec en

conclusion : ne rien faire conduirait à une récession durable.

Pour que la réforme soit possible, Daniel Augereau relevait

trois conditions : l’adhésion de l’Institution, une présence de l’État et

une meilleure connaissance chiffrée de la situation actuelle. Le problème, c’est

que la première condition n’a jamais été remplie ! En effet, les

sociétés-mères ont très mal pris ce qu’elles ont considéré comme étant une

insupportable ingérence du Premier ministre dans leur gestion. Elles ont donc

tout fait pour enterrer le rapport Augereau lui-même… même si, sur le fond,

elles étaient d’accord avec un certain nombre de ses idées. Elles en ont

d’ailleurs mis en place plusieurs suite au rapport – en particulier à

l’initiative de Bertrand Bélinguier qui savait que des changements étaient

nécessaires. Donc finalement, Daniel Augereau – s’il a été mis au ban – a eu

gain de cause sur quelques points.

 

Réformer France Galop

d’abord

Il reste toutefois, selon lui, encore beaucoup d’actions

décisives à mener, si on veut sauver les courses. Et c’est tout le sens de sa

candidature. Celle-ci, si l’on devait schématiser, est donc assez différente de

ses concurrents. En général, les candidats axent plutôt leur campagne sur des

propositions à destination des socioprofessionnels (allocations et primes,

programme etc) ; Daniel Augereau, lui, veut en priorité réformer

l’Institution. C’est un décalage intéressant, dont certains pensent qu’il peut

le conduire directement à la présidence de France Galop.