Axelle nègre de watrigant : « offrir plus de souplesse, de proximité, de modernité. »

Autres informations / 11.11.2015

Axelle nègre de watrigant : « offrir plus de souplesse, de proximité, de modernité. »

APRÈS QUATRE ANNÉES À LA TÊTE DE LA COMMISSION PROPRIÉTAIRES

DE FRANCE GALOP

AXELLE NÈGRE DE

WATRIGANT : « OFFRIR PLUS DE SOUPLESSE, DE PROXIMITÉ, DE

MODERNITÉ.. »

Présidente de la

Commission propriétaires de France Galop, Axelle Nègre de Watrigant dresse le

bilan de près de quatre années d’actions menées en synergie avec le Département

propriétaires et la Direction du marketing.

 

Jour de Galop. – En

juin 2012, quand vous avez pris la tête de la Commission propriétaires de

France Galop, quel était selon vous le chantier le plus important à

entreprendre ?

Axelle Nègre de

Watrigant. – Mon but premier était de faire évoluer le code des courses sur

la propriété partagée. Je sais, pour être propriétaire moi-même, que la

propriété partagée est une excellente porte d’entrée vers le monde des courses.

Il est beaucoup plus facile de débuter avec une part d’un cheval, goûter ainsi

au propriétariat avec un budget raisonnable, et pourquoi pas évoluer ensuite

vers la pleine propriété. J’ai même constitué l’équipe en fonction de cet

objectif, choisissant des personnes avec des profils différents et des

compétences complémentaires, des avocats, des fiscalistes, des courtiers, des

animateurs d’écuries de groupe, des commissaires… Ceci en essayant de rajeunir

la moyenne d’âge. J’ai accepté de m’impliquer dans cette mission à condition

que nos propositions aboutissent à des réalisations concrètes.

 

Quelles avancées

avez-vous obtenues sur ce sujet ?

La création du statut de SEP, société en participation, a

été une vraie petite révolution dans la multipropriété. Nous avons aussi obtenu

l’élévation du nombre d’associés maximum à vingt, alors qu’il n’était que de

dix auparavant, la possibilité pour une association de propriétaires d’avoir un

nom et ses propres couleurs. Nous avons abaissé à 10 % le pourcentage

minimal de parts pour l’associé dirigeant. Toutes ces mesures vont dans le même

sens : offrir plus de souplesse aux différentes formes de propriété,

limiter au maximum les freins pour y accéder et permettre à des plus jeunes de

vivre cette expérience passionnante.

Dans un autre domaine, mais dans le même esprit, nous avons

travaillé sur l’élargissement du dispositif des couleurs, afin d’offrir une

palette de choix plus large aux propriétaires. Le dossier est prêt à être validé

par la prochaine commission du code, qui aura lieu début 2016.

 

Vous êtes aussi très

attachée à la France des courses… Comment avez-vous œuvré pour rapprocher les

régions et la maison mère ?

Il me semblait en effet très important de rapprocher France Galop

des régions, notamment dans le cadre des actions de prospection de nouveaux

propriétaires. Nous avons voulu impliquer les élus régionaux et leurs bénévoles

dans ces actions. Ils ont la connaissance du terrain, du tissu économique, des

dates clés de leurs hippodromes… Nous avons créé des comités de pilotage dans

chaque région, avec les présidents des Comités et des Conseils régionaux, des

représentants de la Commission propriétaires et du Département propriétaires de

France Galop. Cela a débouché sur l’organisation d’actions ciblées et plus

pertinentes, accompagnées d’un nouveau système de parrainage. L’idée est que

chaque éleveur, propriétaire, etc., propose une liste de personnes susceptibles

d’être intéressées par le propriétariat, que France Galop a pu inviter pour

découvrir le monde des courses, avec un vrai suivi post-événement assuré par

les parrains. Le Département propriétaires de France Galop n’a pas les

effectifs suffisants pour assurer ce rôle.

Dans le but également de rapprocher France Galop des

régions, nous avons souhaité installer sur des périodes ciblées des dispositifs

conviviaux comme le Carré des propriétaires ou le Kiosque des propriétaires sur

les hippodromes régionaux. Ces dispositifs ont rencontré un vif succès. De

telles opérations, comme notamment aussi celle de la création de salons propriétaires

en régions, ont vu le jour grâce au rapprochement de la Commission propriétaires

avec celle des régions. Il est important que les propriétaires se sentent

considérés et valorisés, et pas uniquement en région parisienne.

 

Vous parlez de

considération et de valorisation du propriétaire. Qu’avez-vous entrepris pour

lui apporter un meilleur service ?

L’une de nos priorités a été d’améliorer la communication

entre France Galop et les propriétaires, créer une vraie proximité entre France

Galop et ceux qui sont finalement ses clients. De nombreux services existent,

mais trop peu de propriétaires étaient au courant. Nous avons par exemple

demandé l’élaboration d’un guide des propriétaires en ligne, créé une

newsletter digitale (France Galop Mag), deux outils qui me semblaient

indispensables pour mieux informer nos propriétaires. Nous sommes aussi à

l’origine de l’envoi des photos d’arrivée ou des informations comme la liste

des partants d’une course par SMS, ainsi que le visionnage gratuit des courses

pendant une semaine.

Au moment du changement du taux de T.V.A., nous avons mis en

place une hotline pour apporter un vrai conseil aux propriétaires. Ces

différents outils de communication, par le biais du digital car il faut vivre

avec son temps, ont été de vraies avancées dans la relation entre France Galop

et les propriétaires.

 

Cette valorisation

des propriétaires, elle passe aussi par des actions spécifiques sur les

hippodromes…

Il faut en effet que le propriétaire se sente accueilli de

façon privilégiée quand il vient aux courses. De petites attentions, comme la

création de badge à ses couleurs pour accéder à des espaces réservés les jours

de Grand Prix, y participent. Nous avons donné aussi l’impulsion à la création

de l’espace des vainqueurs après chaque arrivée de course. Il a été aussi

demandé à chaque président d’hippodrome premium de théâtraliser les arrivées des

courses. Certains ont très bien joué le jeu d’ailleurs.

Nous essayons aussi de travailler avec Equidia pour que le

propriétaire soit plus souvent mis à l’honneur sur la chaîne des courses, aussi

bien sur le direct que lors d’émissions spécifiques. Ce chantier est loin

d’être terminé !

Pour les nouveaux venus, nous avons mis en place un pack de

bienvenue. Il faut encore continuer notre travail sur la gestion des

propriétaires devenus inactifs.

 

À quelques semaines

de passer la main à une nouvelle équipe, quel message souhaitez-vous faire

passer ?

Pour conclure, je dirais qu’il est primordial que France

Galop continue à développer sa communication auprès de ses propriétaires car

beaucoup d’évolution ont eu lieu ces derniers temps mais l’information n’est

pas toujours parvenue jusqu’à eux ! Bien évidemment, il reste encore

beaucoup de chantiers en cours, qui, je l’espère, seront poursuivis par les

membres de la prochaine Commission propriétaires.

Je souhaiterais que les prochains dirigeants de France Galop

prennent en considération une France des courses, celle des passionnés et des

nombreux bénévoles qui animent tous nos hippodromes et ce, quelle qu’en soit la

catégorie. Ceci n’est pas du tout incompatible avec une bonne et meilleure

gestion de l’Institution !

La visibilité du monde du galop est essentielle sur tout le

territoire pour que nous continuions à susciter des vocations de jockeys,

d’employés d’écuries, d’entraîneurs, d’éleveurs, de joueurs et de propriétaires

bien sûr…