Cacophonie à bordeaux

Autres informations / 29.11.2015

Cacophonie à bordeaux

CACOPHONIE À BORDEAUX

Un événement rare a eu lieu samedi à Bordeaux, dans le Prix Étienne

Camentron (G), un maiden réservé aux

pur-sang arabes. Ganem (Djendel), un

inédit portant la casaque de Son Altesse le cheikh Mohammed Bin Khalifa

Al Thani et entraîné par Philippe Sogorb, passe le poteau en tête. Retour

aux balances, contrôle de l’identité du cheval via le transpondeur qui est

inséré dans l’encolure de chaque cheval… et stupéfaction ! Le cheval

gagnant n’est pas Ganem. Autrement dit, le numéro du transpondeur du cheval

contrôlé ne correspond pas à celui inscrit dans le livret signalétique du

cheval nommé Ganem. Comment est-ce possible ? Nous avons interrogé

Philippe Sogorb, l’entraîneur, et Henri Kiriel, responsable du département

Secrétariat des Commissaires de France Galop, présent à Bordeaux samedi.

 

Philippe Sogorb nous a expliqué : « Il y a plus d’un an, j’ai

reçu dans mon effectif deux pur-sang arabes extrêmement ressemblants, du même

âge, du même propriétaire et arrivés par le même camion. Il est possible qu’une

inversion de livret se soit produite à ce moment-là et que cette erreur dure

depuis cette date. Les deux chevaux sont entraînés ensemble au quotidien.

Aujourd’hui, mon pensionnaire débutait. Mais je me demande comment le cheval a

pu prendre le départ après avoir été contrôlé. » L’erreur aurait en

effet dû être détectée avant le départ. Avant de prendre le départ, les partants

sont contrôlés par les services vétérinaires de l’hippodrome. En vérifiant le

signalement et le numéro d’identification fourni par le transpondeur, cette

étape de contrôle doit théoriquement permettre d’éviter les interversions de

chevaux. Mais Henri Kiriel nous a confié : « Les deux numéros des chevaux ne différaient que d’un chiffre (le

numéro de puce est composé de 15 chiffres, ndlr). Il y a eu une erreur

regrettable de vérification de la concordance des numéros. Mais une fois la

course disputée, le vétérinaire s’est rendu compte que les numéros différaient.

Nous avons alors de nouveau examiné le cheval, regardé ses épis, balzanes, etc.

Nous avons distancé le cheval et transmis le dossier aux commissaires de France

Galop, qui vont mener leur enquête, envoyer un vétérinaire pour contrôler

l’identité des chevaux de M. Sogorb. Ce n’est qu’avec tous ces éléments en

main qu’ils décideront de la sanction à appliquer. »

Loi des séries oblige, un autre cheval a été distancé de la

course, car son jockey ne s’était pas pesé.