Bernay, d’ores et déjà grand gagnant 2015 du défi du galop

Autres informations / 05.12.2015

Bernay, d’ores et déjà grand gagnant 2015 du défi du galop

BERNAY, D’ORES ET DÉJÀ GRAND GAGNANT 2015 DU DÉFI DU GALOP

La dernière étape du Défi du Galop aura lieu ce dimanche à Toulouse, dans le Prix Max Sicard (L). La clôture du circuit européen du galop n’apportera pas de bouleversement au classement général. Installé en tête, Bernay (King’s Best) compte trois succès dans le "Défi" cette saison, par ailleurs la dixième édition du circuit. Il répond parfaitement aux critères d’attribution du bonus spécifique de 150.000 euros. Seul Golden Wood (Gold Away) aurait pu l’empêcher de décrocher l’édition en cours. Ce dernier compte en effet deux succès, mais il ne sera pas au départ ce dimanche. Ce représentant de Mme Christian Wingtans et de l’Écurie du Sud a même été retiré de l’entraînement il y a quelques jours, peut-être fatigué par une saison chargée mais fructueuse. En décrochant le bonus de 150.000 euros, Bernay imite ainsi Narrow Hill (Tiger Hill), héros 2014 du "Défi" avec quatre succès.

 

FRANÇOIS FORCIOLI CONTI : « LE PREMIER OBJECTIF DU DÉFI A ÉTÉ ATTEINT »

Président de la société des courses de la Côte d’Azur, François Forcioli Conti occupe également la présidence du Défi du Galop. Nous lui avons posé trois questions.

 

Jour de Galop. – Il s’agissait cette année de la dixième édition du Défi. On peut parler d’âge de raison. Qu’en diriez-vous ?

François Forcioli Conti. – D’abord que le Défi du Galop a répondu à son objectif premier qui était de soutenir un certain nombre d’épreuves de province, de catégorie Listed, qui affichaient un rating limite, voire insuffisant, pour leur conserver leur statut. Cette mission a été parfaitement transformée par le circuit du "Défi". Certaines courses flirtent même avec le rating Groupe 3 dorénavant. L’édition 2014 avait été, de ce point de vue, très forte, avec plusieurs arrivées de très bon niveau. Quant à la présente édition, elle a donné lieu à plusieurs belles arrivées et a ménagé un suspense assez long. Ce n’est qu’avec le récent retrait de Golden Wood que Bernay a décroché son titre. Il faudra ensuite se projeter sur la saison suivante qui s’ouvrira, comme l’an dernier, à Cagnes-sur-Mer, dans le Grand Prix du Conseil général des Alpes-Maritimes, en février.

 

La formule va-t-elle évoluer la saison prochaine ? Ou sur un plus long terme ?

Il n’y aura sans doute pas de changement l’an prochain. Il faut dire que le "Défi" a trouvé une forme d’équilibre, notamment dans son système de classement et ses bonifications. Ceci est le résultat d’échanges avec les participants. On a su faire évoluer notre barème par le passé pour répondre aux souhaits du plus grand nombre. La formule a atteint à mon sens son régime de croisière. Il n’y aura pas de changements notables l’an prochain dans le circuit. On retrouvera quinze rendez-vous, avec trois étapes à l’étranger, les mêmes que cette année (Avenches, San Sebastián, Baden-Baden).

 

Y a-t-il un axe de développement qui vous tienne à cœur pour le "Défi" ?

Nous n’avons pas encore réussi à en faire un rendez-vous populaire. Il ne suscite pas encore assez, à mes yeux, d’engouement du grand public. Il faudrait que les épreuves du "Défi" attirent plus, par elles-mêmes. Ce n’est pas simple, notamment en raison d’un calendrier qui est parfois défavorable – certaines étapes ne se disputent pas le week-end. Je pense qu’il nous faut travailler dans ce sens.