Fin de carrière pour long run

Autres informations / 23.03.2016

Fin de carrière pour long run

ACA

Fin de carrière pour Long Run

Après près de deux ans d’absence, Long Run (Cadoudal) n’a pu faire mieux que cinquième sur sept dans un hunter chase à Carlisle, pour son retour en compétition. Son jockey, Sam Waley-Cohen, a d’ailleurs écopé d’une mise à pied de sept jours suite à cette monte, pour ne plus avoir sollicité son cheval. Il devrait faire appel de cette sanction, estimant avoir agi pour le bien du cheval. Long Run n’avait pas été revu depuis sa tentative dans le Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1), où il avait conclu neuvième. Il s’était blessé à une jambe lors de son retour en Angleterre.

Six succès au niveau Gr1 des deux côtés de la Manche. Représentant de Robert Waley-Cohen et élève de la famille Gabeur, Long Run quitte la scène hippique fort de six succès de Gr1. Il a débuté sa carrière en France, chez Guillaume Macaire, pour lequel il a remporté le Prix Cambacérès (Gr1) et le Prix Maurice Gillois (Gr1) devant le regretté Rubi Ball (Network). Ce dernier l’avait devancé d’une demi-longueur dans le Prix Ferdinand Dufaure (Gr1) quelques mois auparavant. Guillaume Macaire n’a jamais caché sa grande admiration pour ce remarquable sauteur.

Après sa victoire dans le "Maurice Gillois", il part en Angleterre où il rejoint les boxes de Nicky Henderson. Son grand fait d’armes restera sa victoire dans le Cheltenham Gold Cup 2011 (Gr1), où il devance les cracks Denman (Presenting) et Kauto Star (Village Star). Le champion a malgré tout toujours un peu vécu dans l’ombre de ces deux illustres chevaux, n’égalant pas – injustement – leur niveau de popularité. Après cette victoire, beaucoup d’espoirs avaient été placés en lui, mais la saison 2010/2011 est restée comme sa meilleure en Angleterre. Long Run a aussi remporté à deux reprises le King George VI Chase (Gr1), en 2011 et 2012, ainsi que le Feltham Novices Chase (Gr1) en décembre 2009, pour sa toute première sortie en Angleterre. Il s’est également classé deux fois troisième du Gold Cup, en 2012 et en 2013. Fidèle partenaire de Long Run en Angleterre, parfois critiqué, Sam Waley-Cohen a déclaré : « C’était un cheval phénoménal. Il n’a pas seulement battu quelques-uns des grands héros des courses dans le Gold Cup, il l’a fait avec un amateur sur son dos, ce qui souligne sa qualité. Il l’a aussi fait à 6ans en établissant le record du parcours, ce qui démontre l’athlète qu’il était. »

Un remarquable pedigree de sauteur. La réussite de la famille Gabeur est remarquable et on doit à ces éleveurs basés dans l’Ouest toute une série de grands gagnants, comme Master Minded (Nikos), Device (Poliglote), So French (Poliglote) et Bel la Vie (Lavirco). Libertina (Balsamo), la mère de Long Run, n’a décroché qu’une victoire en vingt et une sorties, finissant sa carrière dans des épreuves "à réclamer" (comme la mère de Bel la Vie !). Avant d’intégrer l’élevage Gabeur, elle avait donné naissance à quatre produits, dont Aubisquini (Dom Pasquini), lauréat de neuf courses à moindre niveau en plat. Pour son nouvel entourage, Libertina a produit, outre Long Run, Liberthine (Chamberlin), gagnante de Gr3 à Cheltenham sous la casaque Waley-Cohen, et Bica (Cadoudal), deuxième du Prix Wild Monarch (L). Libertina était une sœur de quatre black types en obstacle : Full of Ambition (Galetto), Fioca (Balsamo), Aubisque (R B Chesne) et Full Contact (Cadoudal). C’est aussi la souche du lauréat de Gr1 en Irlande J'y Vole (Mansonnien). Cette famille remonte à Full of Fun (In the Corner), la troisième mère de Long Run, une jument américaine qui s’était classée troisième du Prix Pénélope.