L’entraîneur italien attilio giorgi s’installe en france

Autres informations / 24.03.2016

L’entraîneur italien attilio giorgi s’installe en france

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L’entraîneur italien Attilio Giorgi s’installe en France

La maison Giorgi & Frère a le plaisir de vous annoncer l’ouverture de sa nouvelle boutique à Chantilly… Ce jeudi à Saint-Cloud, dans le Prix du Début (F), Attilio Giorgi a sellé Morigane Forlonge (American Post), le premier partant de sa carrière française.

Faire courir les meilleurs chevaux de son effectif en France. Le jeune entraîneur connaît déjà la France, où il a gagné le Prix du Bois (Gr3) l’année dernière avec Fly on the Night (Equiano). Il nous a expliqué : « J’ai décidé de franchir le pas, avec le soutien et même la pression de mes propriétaires. Je viens de louer des boxes à Chantilly pour démarrer ici une nouvelle phase de ma carrière. Avec mon frère Mario, nous avons une bonne trentaine de chevaux à l’entrainement à Capannelle. L’objectif est d’envoyer en France les meilleurs, au fur et à mesure, en tenant compte de ce qu’ils peuvent nous montrer pendant leur progression. »

Un effectif réparti entre les deux pays. Un premier groupe de cinq 2ans est déjà à Chantilly. Mais l’effectif doit s’élargir bientôt, comme nous l’expliqué Attilio Giorgi : « J’ai d’abord amené à Chantilly les plus précoces, ceux qui sont prêt à courir, comme Morigane Forlonge. Les autres sont encore à Capannelle. Je souhaite que mes poulains profitent au maximum du beau temps après le débourrage et dans la première partie de la préparation. Cela peut donner un avantage. L’objectif est d’avoir entre douze et quinze chevaux en France, et les autres en Italie, mais nous n’avons pas vraiment posé de limites. Cela dépendra beaucoup des résultats et de la qualité des chevaux. Nous avons beaucoup de 2ans et la majorité sont nés en France. Il est donc logique de les exploiter ici, mais s’ils ne sont pas assez bons, ils resteront en Italie. J’entraînerai encore avec la licence italienne pendant six mois, ensuite je prendrai une décision. Mais si tout marche comme prévu, je passerai l’examen pour devenir un entraîneur français. J’ai déjà commencé à étudier la langue car je ne veux pas jouer le rôle de l’entraîneur muet ! » Attilio Giorgio est un jeune homme qui a la tête sur les épaules : « J’ai la chance d’avoir des propriétaires qui ont décidé de jouer le jeu. En Italie, il est devenu très difficile d’avoir des chevaux. Un propriétaire peut être prêt à perdre un peu d’argent dans les courses, mais il veut des garanties, c’est-à-dire avoir l’assurance de toucher les gains dans un délai raisonnable s’il gagne. » La Petite Italie va donc s’enrichir d’un professionnel supplémentaire.

Un spécialiste des jeunes chevaux. Attilio Giorgi est âgé de 44 ans. Il a déjà gagné un Gr1, le Premio Presidente della Repubblica, avec Refuse to Bobbin (Refuse to Bend), mais la spécialité maison reste les 2ans. Attilio et son frère Mario ont une réussite assez impressionnante avec les jeunes chevaux. Avec des poulains achetés à de petits prix, ils ont beaucoup gagné. Selon les statistiques, depuis 2001 – l’année des débuts d’Attilio – Giorgi et Frère ont gagné 540 courses. L’exacte moitié de ces succès a été acquise avec les 2ans, soit un taux de réussite de 22,74 %. L’entraîneur explique : « C’est vrai, les jeunes chevaux sont devenus la spécialité maison. Cette année, nous avons reçu un très bon lot. Morigane Forlonge est la première à courir, mais j’ai des sujets prometteurs à venir, comme un fils de Soldier of Fortune et une pouliche par Famous Name qui seront prêts dans deux ou trois mois. Il nous faudra trouver le bon niveau d’engagement, comprendre où et quand courir les chevaux, car la France est très différente de l’Italie. »

Attilio Giorgi a déjà compris la différence entre les deux pays : « Je ne crache pas dans la soupe mais vous savez, ici c’est autre chose. Il y a un programme et on peut donc planifier où l’on va courir dans deux ou trois mois. Alors que chez nous, on ne sait même pas si au mois de juin, nous aurons encore des courses ! Le matin, on peut entraîner en se concentrant sur notre travail, alors qu’en Italie on ne sait jamais si une piste est ouverte et jusqu’à quelle heure. Je ne veux pas dire que l’Italie c’est l’enfer, mais la France est un paradis. Chez France Galop et sur les pistes, on s’est occupé de nous. Nous sentons qu’il y a une attention constante envers les chevaux et les professionnels ».

Photo 1 : De gauche à droite, autour de Fly on the Night, Pietro Sinistri et son épouse, Umberto Rispoli, Attilio Giorgi et Matthieu Vincent

Photo 2 : Attilio Giorgi