Highlands queen, le grand bonheur d’henri malard

Autres informations / 31.05.2016

Highlands queen, le grand bonheur d’henri malard

Highlands Queen, le grand bonheur d’Henri Malard

Dimanche à Saint-Cloud, Highlands Queen (Mount Nelson), la lauréate du Prix Cléopâtre-Jockey Club de Turquie (Gr3), a fait briller l’élevage d’une personnalité bien connue des courses, Henri Malard. Longtemps président de la Société des courses de Craon, Henri Malard a installé son élevage dans le Maine-et-Loire, à côté de Chazé-sur-Argos.

Jour de Galop. – Votre casaque est bien connue mais c’est comme éleveur que vous vous êtes distingué dimanche. Quand avez-vous débuté cette activité ?

Henri Malard. – Je suis propriétaire depuis cinquante ans, et j’ai gardé à l’élevage quelques pouliches en qui je croyais. Il y a très longtemps, j’avais mes juments en pension au haras du Puits-Gasnier, puis au haras de Victot, chez Roland Monnier, pendant de nombreuses années. Quand j’ai pris ma retraite, après avoir été directeur général de Bridel, j’ai ramené tout ce petit monde dans ma propriété du Maine-et-Loire, le domaine de l’Argos. C’était en 2007. Mon fils Henry s’occupe de l’élevage, et ma fille Florence s’occupe de l’aspect administratif. J’ai actuellement une dizaine de juments à l’élevage.

Highlands Queen est issue de la même souche que Kalahari King, l’un des meilleurs éléments de votre élevage. D’où vient cette famille ?

C’est une souche qui est à la maison depuis plusieurs générations ! J’avais acheté la quatrième mère de Highlands Queen, Reine de Proville (Iron Duke), car c’était une magnifique jument, bien qu’assez nerveuse. J’aimais aussi beaucoup Iron Duke. Elle m’a donné Queen of Warsaw (Assert), la mère de Kalahari King (Kahyasi), gagnant de Listed et même de Gr1 sur les fences. Queen of Warsaw a aussi produit Queen of Persia (Persian Bold), qui fut troisième du Prix Fille de l’Air (Gr3) avant de produire Queen of Poland (Polish Precedent), la mère de Highlands Queen. Queen of Poland n’a pas gagné mais elle avait déjà produit un cheval utile, Ruling Pole (Aussie Rules).

Pourquoi avez-vous choisi Mount Nelson pour Queen of Poland ?

Queen of Persia m’avait donné un bon cheval avec Rock of Gibraltar, Cut into the Rock. Bien que courant avec des broches dans les boulets, il a gagné plusieurs Quintés. C’est dire s’il avait de la qualité ! J’ai essayé de refaire le croisement en utilisant Mount Nelson, lui-même issu de Rock of Gibraltar. Je n’ai pas dans l’optique de produire des 2ans précoces. J’aime attendre mes chevaux, et avec l’âge, je suis devenu plus patient. Highlands Queen est une grande pouliche, et si on l’avait courue à 2ans, elle ne serait certainement plus là !

Highlands Queen, c’est aussi une histoire de famille…

En effet, je me suis associé avec ma nièce, Nathalie Kerjean, qui aime les chevaux depuis très longtemps, mais dont c’est le premier cheval, et son beau frère, Yves Kerjean. Tous les deux travaillent dans le domaine médical.

Comment avez-vous été amené à travailler avec Yohann Gourraud ?

Par l’intermédiaire de Cut into the Rock... Le cheval avait débuté sa carrière pour Bernard Giraudon, sous l’entraînement de Robert Laplanche. Il s’est gravement accidenté aux boulets, comme je vous l’ai raconté, et ils ont eu le mérite de le soigner, avec beaucoup de patience, pour qu’il puisse revoir un hippodrome. Yohann Gourraud l’a acheté à réclamer. Il venait de s’installer. Il a si bien compris le cheval qu’il lui a fait gagner plusieurs Quintés, malgré son infirmité ! Je l’ai félicité pour sa première victoire de Quinté. Puis je lui ai confié un AQPS, avec qui cela s’est plutôt bien passé, puis un autre cheval, et enfin cette pouliche… Je suis quelqu’un de fidèle, et j’aime qu’on prenne soin de mes chevaux. Nous avons la même façon de voir les choses. Il a su prendre son temps avec cette pouliche. De façon générale, il comprend très bien les chevaux. C’est un homme-cheval !

Pensez-vous au Prix de Diane Longines avec Highlands Queen ?

La pouliche n’a pas été engagée dans la course. Elle n’a débuté qu’au mois de mars, et même si nous l’avons toujours estimée, il fallait qu’elle nous montre sur la piste ce que nous pensions d’elle. Nous allons voir comment elle récupère. Le Prix de Diane reste une hypothèse, mais c’est elle qui nous dira ce qu’il faut faire.