Trois questions à… tony mccoy.

Autres informations / 22.05.2016

Trois questions à… tony mccoy.

ACA

Trois questions à… Tony McCoy.

Il y avait un air de Cheltenham, ce samedi à Auteuil. Non pas à cause de la météo, soleil et chaleur étant présents, non pas uniquement par les victoires de Willie Mullins et de Ruby Walsh dans les deux Groupes de la journée, mais aussi en raison de la présence de deux des jockeys les plus célèbres outre-Manche : Charlie Swan, qui pilota le crack Istabraq (Sadler’s Wells), et Tony McCoy – ou plutôt Sir Anthony McCoy. L’homme aux vingt titres de Champion Jockey en Angleterre a accepté de répondre à nos questions.

Jour de Galop – Quelle est la raison de votre présence à Auteuil ?

Tony McCoy – Je suis là pour surveiller Charlie Swan, être certain qu’il ne confond pas les chevaux et qu’il monte sur le bon ! Plus sérieusement, je suis là notamment pour voir Simonsig, car son propriétaire est un ami.

Vous avez déjà monté à Auteuil par le passé. Que pensez-vous de cette journée pour votre retour sur l’hippodrome ?

Auteuil est un super hippodrome. C’est sympa de voir Ruby Walsh et James Reveley remporter des courses aujourd’hui. Ce sont de bons amis, je les connais bien. J’aime voir de bonnes courses et c’est le plus grand week-end de l’obstacle en France. C’est sympathique de venir, de voir les chevaux et de voir gagner des gens que je connais.

Les professionnels anglais et irlandais font de plus en plus le déplacement en France. Quel est votre regard sur ce phénomène ?

Les bons chevaux anglais et irlandais méritent de venir ici. Il y a de très bonnes allocations à prendre. Je comprends parfaitement que de plus en plus d’entraîneurs anglais et irlandais soient prêts à prendre le risque de faire le déplacement en France avec leurs chevaux, car la chose qu’ils trouvent ici et qu’ils n’ont pas en Angleterre, ce sont les allocations. La structure du programme de course en France est définitivement bien meilleure qu’en Angleterre, dans le sens où les allocations sont beaucoup mieux réparties et structurées. Il suffit de regarder les prix distribués dans l’ensemble des courses en France, même en province : vous trouvez des allocations de 8.000 euros ici, alors qu’en Grande-Bretagne vous vous retrouvez avec des allocations de 2.000 euros. Je comprends pourquoi les professionnels anglo-irlandais se déplacent en France et pourquoi ils le font de plus en plus.