Tunisie : un triplé pour émilien révolte

Autres informations / 24.05.2016

Tunisie : un triplé pour émilien révolte

Tunisie : un triplé pour Émilien Révolte

Les jockeys français invités pour le traditionnel week-end de gala du Grand Prix du Président de la République se sont distingués dans plusieurs épreuves. Émilien Révolte a remporté trois courses. Il s’est adjugé l’épreuve phare de la réunion dominicale, le Grand Prix du Président de la République (Gr. I PA, 150.000 Dinars, 2.000m), le derby des 4 ans de pur sang arabe nés et élevés localement, qui avait réuni 19 partants. En selle sur Fawzi (Darman), l’un des trois principaux favoris, il s’est emparé du commandement après le premier tournant et s’est imposé de bout en bout, en résistant courageusement à l’attaque de Fajr El Janoub (Hajjam). Foukhra (Hajjam), associée à Alexis Badel, a pris la troisième place. Fawzi appartient au haras Essaied, l’écurie la plus titrée au palmarès de cette épreuve et est entraîné par Ali Ben Jaafar. Une heure auparavant, Émilien Revolte avait remporté le Prix de Cagnes-sur-Mer avec le 4ans Vulci (Raven’s Pass), appartenant également au haras Essaied. La veille, il avait enlevé avec brio le Prix Ahmed Kaddour avec le 4ans Tiago (Fuissé) devant son compagnon d’écurie Zumba (Archange d’Or).

Raphaël Marchelli a été victime d’une terrible chute le samedi, alors qu’il galopait en tête avec le favori, El Majd (Majd Al Arab), dans le Grand Prix international de Carthage, réservé aux pur-sang arabes. Bilan : des contusions avec une inflammation au niveau des ligaments qui relient les vertèbres, une raideur du dos... Il a pu regagner son hôtel dans la soirée, avec une minerve. Gérald Mossé a été appelé en renfort pour le remplacer et il s’est adjugé de belle manière le Derby des 3ans de pur sang anglais avec le poulain Wild Fire (Gentlewave). Mickaël Forest a enlevé de haute lutte et tout à la fin le Prix de l’Ifhar (Gr. II PA, 1.600m) pour pouliches de 3ans, avec Gamilet El Marja (Hamid) d’une tête aux dépens de Gelwa (Tidjam Lotois).

Cette grande fête annuelle du cheval a été malheureusement gâchée par la crise grave que connaît le secteur depuis le début de l’année en raison de l’application d’une nouvelle taxe de 25 % sur les gains des parieurs. Cette décision a entraîné une chute significative des enjeux (près de 50 % !). De ce fait, la Société des courses n’est plus en mesure d’honorer ses engagements en matière de gains et primes. Les propriétaires, les éleveurs et les divers professionnels ont entrepris de nombreuses démarches auprès des ministères de tutelle, mais aucune solution n’est en vue jusqu’à ce jour. Ils ont manifesté la semaine dernière pour exprimer leurs vives inquiétudes. Le secteur hippique est réellement menacé.

Mondher Zouiten