Les hippodromes de vacances : gramat

Autres informations / 19.07.2016

Les hippodromes de vacances : gramat

LES HIPPODROMES DE VACANCES

Nous vous proposons de partir à la rencontre des présidents de sociétés de courses dites "de vacances". Ces hippodromes, qui accueillent de une à quatre réunions par an, organisent au moins une journée de courses pendant les mois d’été. Ces associations sont en première ligne des profondes mutations de notre modèle économique et industriel. Leur existence, aux quatre coins du territoire, a façonné le paysage hippique français et leur pérennité est un véritable défi.

GRAMAT

Pierre Delrieu : « Tous les ans se rajoutent de nouvelles réglementations (…), il est difficile de suivre. »

Entre Figeac, Cahors et Brive-la-Gaillarde, la Société des courses de Gramat, au cœur du Lot, organise deux réunions par an. Pluridisciplinaire, Gramat fait partie, comme Aurillac ou Pompadour, de ces hippodromes de la moitié nord du Sud-Ouest qui accueillent un public nombreux. Pour Jour de Galop, Pierre Delrieu, le président, revient sur le fonctionnement et les évolutions de cet hippodrome.

Jour de Galop. – Pouvez-me parler de votre hippodrome, sa création, son histoire ?

Pierre Delrieu. – L’hippodrome est plus que centenaire, il a été créé en 1891. C’est un hippodrome communal, avec une piste en herbe.

Quelles sont les caractéristiques de votre piste ?

Nous courons dans les trois disciplines, trot, plat et sur les haies. Chaque piste est différente. Celle de plat fait 1.700m, tandis que celle d’obstacle mesure 1.750m. Sur le parcours d’obstacle, nous avons sept haies. Nous avons décidé de séparer les pistes. Le trot et le galop étant différents, avec des pistes séparées, nous pouvons couper l’herbe à des hauteurs différentes et cela satisfait tout le monde.

Pourriez-vous me parler de la répartition entre les courses de galop et de trot ?

Nous courons toujours le dimanche et le lundi. Cette année, cela tombe le 7 et 8 août. Nous avons sept à huit courses par jour. Pour des raisons pratiques, nous regroupons les courses d’obstacle le lundi en fin de réunion. Pour le reste, nous alternons le trot et le plat. Toutes les races de chevaux courent à Gramat, les pur-sang anglais, les arabes et les anglo-arabes.

Pourquoi avoir des réunions estivales ?

Notre hippodrome est situé dans une zone humide. On ne peut y courir que durant l’été. Pendant trois à quatre mois minimum, il est impossible d’y accéder car il y a trop d’eau.

Quelles mesures mettez-vous en œuvre pour attirer des spectateurs sur votre hippodrome ?

Les courses se déroulent en même temps que la fête de la commune. Nous avons une clientèle qui est de 70 à 80 % familiale et locale. Les vrais parieurs préfèrent venir le lundi. Pour les mères de famille, l’entrée est gratuite. Et pour les enfants, nous proposons des animations gratuites telles que les balades à poneys et les goûters. C’est une atmosphère très familiale. De plus, nous communiquons avec des affiches, radios locales, banderoles, ainsi que sur les sites de France Galop, du Cheval Français et de notre Fédération.

Combien de personnes s’occupent de l’hippodrome avant et pendant les réunions ?

Nous comptons une soixantaine de bénévoles actifs au sein de l’association. Le Bureau est composé de cinq ou six personnes qui se rencontrent une fois par semaine pour s’occuper de l’hippodrome.

Pour un hippodrome qui n'est utilisé que deux fois par an, quel est le plus grand défi à relever pour qu'il continue d'exister année après année ?

Tous les ans se rajoutent de nouvelles réglementations. Par exemple, cette année, nous devons avoir un médecin urgentiste sur l’hippodrome durant les courses. Pour un petit hippodrome comme nous, avec seulement des bénévoles, il est difficile de suivre. Nous avons beaucoup œuvré à la sécurité et la qualité de la piste. Nous avions un virage trop serré et nous l’avons transformé pour le rendre plus facile et sécurisé.

Avez-vous une anecdote à raconter, quelque chose qui vous a marqué ?

Je me rappelle d’un jockey qui avait gagné une course. Le soir, il était allé fêter cela en laissant xes affaires à la pesée. Après avoir bien "profité", il tente d’ouvrir la porte du local où étaient stockées ses affaires, sans savoir qu’il y avait le veilleur et son chien. Et c’est ainsi qu’il s’est retrouvé allongé par terre avant de pouvoir justifier son identité. Tout s’est bien fini car nous lui avons offert de goûter les spécialités locales en dédommagement. Il ne nous en veut pas et a même promis de revenir.

 

Les réunions 2016 à Gramat : le 7 et le 8 août 2016

Pour plus d’informations, cliquez ici

http://www.lescourseshippiquesregionalessudouest.com/hippodromes/gramat