Thibault Lamare : « Nous avons été écoutés et entendus »

Courses - Institution / Ventes - Élevage / 29.03.2017

Thibault Lamare : « Nous avons été écoutés et entendus »

 

Cinq minutes après avoir été reçu par les ministres, le porte-parole du Comité de réaction des jeunes professionnels de la filière cheval a donné sa première interview à JDG.

Jour de Galop. – Comment cela s’est-il passé lorsque vous êtes entré dans le bureau des ministres ?

Thibault Lamare. – Nous avons été écoutés. J’irais même jusqu’à dire entendus. Ils ont été réceptifs. Quand nous avons échangé avec eux, nous avons compris qu’ils cernaient parfaitement le décalage qui existe entre ce qui est proposé actuellement aux parieurs hippiques et ce que nous aimerions pouvoir leur offrir. Il faut que les paris hippiques évoluent très vite, vers une meilleure connexion entre l’offre et la demande. Il faut que le PMU soit à la hauteur des attentes des parieurs. Aujourd’hui, la base a parlé en ce sens et je pense que nous aurons encore un rôle à jouer pour aider à optimiser le produit offert aux parieurs hippiques.

Donc on peut parler d’une forme de donnant-donnant, avec des efforts à faire aussi de notre côté ?

Il ne faut pas se leurrer. Tout reste à faire. On sait très bien que l’état de notre filière n’est pas satisfaisant. On sait très bien qu’il y a un lent déclin. Aujourd’hui, tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Et demain, on doit absolument toujours garder en tête de placer le parieur au milieu de notre attention et de toujours offrir un pari hippique qui permettra à ceux qui aiment jouer et à ceux qui aiment les courses de jouer avec plaisir au PMU. Or cela ne nous a pas semblé être toujours le cas ces derniers temps.

Quand vous avez fondé le Comité de réaction des jeunes professionnels de la filière cheval (J.P.F.C.), il y a très peu de temps, pensiez-vous être capables d’obtenir un tel résultat aussi vite ?

Non, c’était complètement inespéré. Simplement, la leçon que nous pouvons tirer de ce succès, c’est que nous nous sommes engagés dans un groupe uni, au sein duquel pas une tête ne dépassait. Nous y avons mis tout ce que nous pouvions, en complète intégrité et ç'a porté ses fruits. Nous voudrions que la méthode que nous avons employée soit un véritable vecteur pour la suite : que, comme nous avons essayé de le faire, le plus de compétences possibles agissent en même temps et dans le même sens. Il y aura sans doute un avant et un après 29 mars. Il faut aller très vite maintenant. On doit avancer très fort.

Il y a une échéance électorale très importante prochainement. Comment allez-vous faire pour continuer à motiver tout le monde d’ici là et après ? 

Chacun a pris en main son destin en venant, en pesant aujourd’hui. Notre filière a vraiment été représentée. Une journée comme aujourd’hui marquera les esprits. Nous allons pouvoir nous défendre au nom de tout ce que nous représentons. Il est évident que le 5 avril, à Saint-Cloud, nous rencontrerons les quatre principaux candidats à la présidence de la République. Nous devrons être entendus et très rapidement après l’élection, entrer dans une démarche constructive avec nos ministères de tutelle pour ne plus trembler à l’arrivée de la moindre concurrence nouvelle.