À la découverte de l’écurie du Petit Enjoie

Institution / Ventes / 27.04.2017

À la découverte de l’écurie du Petit Enjoie

L’écurie du Petit Enjoie est une nouvelle venue dans le paysage du débourrage, préentraînement, préparation aux ventes mais aussi dans l’élevage et les pensions de chevaux au repos. Après avoir fait ses armes chez divers consignataires français, Benjamin Chauvel a installé sa structure dans le Gers, à Séailles (32). Mercredi à La Teste-de-Buch, l’écurie du Petit Enjoie présentait pour la première fois aux ventes. Benjamin Chauvel, le responsable de l’écurie, nous a présenté sa structure.

Jour de Galop. – Comment se structure votre activité ?

Benjamin Chauvel. – Nous faisons à la fois du débourrage et du préentraînement, mais aussi de l’élevage. J’ai deux ou trois poulinières de clients en plus des miennes. Mon équipe est constituée uniquement de filles. Je trouve que les demoiselles sont tout aussi aptes à travailler et préparer les chevaux. Elles l’ont d’ailleurs très bien fait aux breeze up, en présentant les chevaux montés.

Quel bilan tirez-vous de votre première vente Osarus ?

Elle s’est très bien passée. Nous sommes très satisfaits. Les clients nous font confiance, comme Jean Biraben, l’éleveur et le copropriétaire de la pouliche de Montmartre vendue 28.000 € à Mandore. Nous présentions d’autres chevaux, mais pas de la même catégorie. L’équipe a bien travaillé et nous en sommes récompensés avec un acheteur comme Mandore International.

De quelles installations disposez-vous ?

Nous avons une vingtaine de boxes et un marcheur de quatre places ainsi qu’une carrière. Je ne suis pas entraîneur mais je fais toujours travailler les chevaux dans la carrière avant de les emmener à la piste, notamment pour leur muscler le dos et travailler le cardiaque. Nous avons aussi des paddocks et une trentaine d’hectares de terrains. Pour la partie préentraînement, nous sommes en cours de création d'une nouvelle piste qui devrait être prête d’ici peu. Nous en avons une naturelle actuellement, mais la nouvelle sera meilleure et surtout opérationnelle toute l’année.

Quel a été votre parcours avant de créer votre structure ?

J’ai fait quatre ans au lycée agricole de Laval, dont deux ans de stage chez l’éleveur Patrick Boiteau. J’ai aussi travaillé pour l'entraîneur de trotteurs Pierrick Lecellier en tant que cavalier d’entraînement pendant deux ans. Après un an au pôle hippique de Laval, je suis arrivé chez Paul Basquin au haras du Saubouas en 2008. Cette expérience m’a permis de connaître le débourrage et m’a donné envie de travailler avec les pur-sang. J’ai alors collaboré avec Alban Chevalier du Fau au moment de la création de The Channel Consignment. Après les breeze up, je suis revenu chez Paul Basquin, de 2011 à 2015. C’est alors que je me suis installé à mon compte.

Avez-vous des projets pour l’avenir ?

J’ai déjà quelques yearlings inscrits au catalogue de septembre d’Osarus. Je présenterai quelques poulains à cette vente, mais je compte aussi en acheter. Si l’opportunité se présente un jour, j’aimerais bien faire un peu de pinhooking.