mot de la fin : Philosophie (Réforme, chapitre 2)

Autres informations / 12.05.2017

mot de la fin : Philosophie (Réforme, chapitre 2)

 mot de la fin : Philosophie (Réforme, chapitre 2)

Nous avons parlé hier de la méthode employée par Édouard de Rothschild et Olivier Delloye pour mener à bien leur refonte des encouragements.

Sans préjuger ni de ce que sont leurs intentions ni de ce que les associations leur ont conseillé, nous voulons vous proposer quelques éléments sur ce que pourrait/devrait être cette réforme.

La première et la plus importante des choses, quand on réforme, est d’avoir une « philosophie ». Philosophie, au sens de : stratégie, ligne directrice, colonne vertébrale, idée-force. C’est beaucoup plus intéressant que de travailler uniquement sur l’objectif final, qui est lui aussi important mais peut venir en second, puisqu’on ne risque pas de l’oublier. En ce qui concerne France Galop, cet objectif final est connu : réaliser 20 à 30 M€ d’économies rapidement.

Avoir une philosophie de réforme vous semble peut être évident, mais combien de fois, dans les courses et plus encore en dehors (dans la grande – ou plutôt, en l’espèce, dans la petite politique), une réforme a été lancée sans philosophie… ou bien il y en avait une, mais elle a dévié de son axe, avant de mourir d’arrangements entre amis et/ou avec la réalité. Pour réussir une réforme, il faut choisir sa philosophie et s’y tenir.

Mais au fait, quelle pourrait être la philosophie de la refonte des allocations, primes et autres frais de transport ? Nous proposons : encourager le mérite. Au fil des années, des millions d’euros ont été déposés en pluie fine sur la filière, pour récompenser autre chose que la performance : remboursement de frais de transport (particulièrement choquant dans les courses PMH où, par définition, l’on n’a pas à booster les partants pour faire des enjeux PMU), achat de saillies, primes d’abattage et d’équarrissage… et même compensation des non-assujettis à la TVA. Tout cela porte un nom : subvention. C’est ce dont la France meurt depuis quelques décennies. Donnons l’exemple, en récompensant mieux ceux qui réussissent, quel que soit leur niveau, du réclamer PMH au Groupe 1 !

 

La suite dans notre prochaine édition : Mérite (Réforme, chapitre 3).