COMMONWEALTH CUP (GR1) - Caravaggio à toute vitesse vers l’Everest du sprint

Courses - International / 23.06.2017

COMMONWEALTH CUP (GR1) - Caravaggio à toute vitesse vers l’Everest du sprint

COMMONWEALTH CUP (GR1)

Caravaggio à toute vitesse vers l’Everest du sprint

Caravaggio (Scat Daddy) est bel et bien un champion, le meilleur 3ans sur 1.200m et il est même plus fort que les chevaux d’âge. Il avait une première mission dans sa campagne de 3ans et il l’a accomplie, en remportant la Commonwealth Cup (Gr1) face à un duo Godolphin de haut niveau. Sa tâche était plus dure que sa cote ne le suggérait : il faut être un vrai bon sprinter pour battre Harry Angel (Dark Angel).

Un peu froid en début de parcours, Caravaggio a obligé Ryan Moore à attendre avant d’entamer sa progression. Le beau poulain n’a jamais eu le chemin vraiment dégagé et il n’a pu passer la survitesse qu’à 150m du poteau. En quelques foulées, il a foncé sur Harry Angel et l’a battu de trois quarts de longueur. Blue Point (Shamardal) a fait illusion avant de se contenter de la troisième place. Trois poulains de classe. L’américain Bound for Nowhere (The Factor) n’a pas montré la même vitesse, il est quatrième à trois longueurs, alors que le français Straight Right (Siyouni) n’a pas démérité, concluant septième.

John Magnier et la cavalerie. Les lads ont eu raison quand ils ont décidé de travailler sur le projet sprint pour Caravaggio. Il a beaucoup de speed et il peut, peut-être, tenir un mile pas trop sélectif. Mais si vous avez un bon whisky, il est stupide de le rallonger avec du soda ! John Magnier, le grand chef de Coolmore, n’aime pas trop se livrer aux micros, mais, après le succès de Caravaggio, il a dit : « Chaque gagnant ici est très important. Nous avons eu un coup de malchance avec la mort de Scat Daddy, le père de Caravaggio. Il a eu son quatrième gagnant cette année à Royal Ascot et nous sommes confiants dans le fait que Caravaggio puisse remplacer son père. Aidan O’Brien a toujours dit qu’il est l’un des chevaux les "plus vite" qu’il ait entrainés et il est encore invaincu. C’est encore un meilleur performer que Scat Daddy et son sang est très important pour nous. Caravaggio est arrivé pour nous au bon moment, comme la cavalerie. »

Le vent en face. Aidan O’Brien a expliqué : « J’avais quelques inquiétudes parce que je lui ai laissé une certaine fraicheur. Je pense n’avoir jamais eu un cheval si rapide. Sa prochaine course sera la July Cup, c’est l’objectif des lads. Je ne veux pas trop le courir, parce qu’il pourrait faire le déplacement en Australie à l’automne pour l’Everest. » Ryan Moore a ajouté : « Il y avait beaucoup de vent en face et cela n’était pas facile de refaire du terrain. J’avais deux bons chevaux devant moi et ils n’ont pas faibli. »

Un quatrième gagnant pour Scat Daddy. Caravaggio a un pur pedigree de vitesse. Son père Scat Daddy (Johannesburg) a eu quatre gagnants à Royal Ascot cette année. En plus de Caravaggio et de Lady Aurelia, il est aussi responsable du lauréat des Norfolk Stakes (Gr2), Sioux Nation, et de la pouliche Con te Partiro, qui a gagné le Sandringham Handicap mercredi. Scat Daddy (Johannesburg) ne fut pas un pur sprinter : il a gagné les Champagne Stakes (Gr1) et le Florida Derby (Gr1), sur 1.800m. Avant de mourir, en décembre 2015, il a aussi produit des chevaux capables d’aller sur plus long comme Daddy Long Legs, lauréat de l’UAE Derby (Gr2), et le champion chilien Il Campione. La mère de Caravaggio, Mekko Hokte (Holy Bull) a gagné au niveau Stakes sur 1.300m dirt et a aussi donné My Jen (Fusaichi Pegasus), lauréate de Gr2 sur 1.200m. Mekko Hokte a une yearling par Scat Daddy, rachetée (625.000 dollars) à la vente de novembre de Keeneland, et un foal gris par American Pharoah.