Le mot de la fin - Guillemets

Autres informations / 19.07.2017

Le mot de la fin - Guillemets

« Il a très bien couru. » Il, c’est Caravaggio, quatrième de la July Cup à presque deux longueurs du lauréat, Harry Angel. La déclaration est d’Aidan O’Brien, un entraîneur qui, habituellement, glisse des analyses assez pointues dans les platitudes d’après-course. Caravaggio a couru, c’est une certitude, et il a bien couru, dans le sens où il a galopé plus vite que 99,9 % des chevaux. Caravaggio, d’après le Racing Post rating, a affiché une valeur de 115 samedi à Newmarket. Soit dix livres de moins que dans la Commonwealth Cup.

Un cheval entraîné à Ballydoyle a effectivement bien couru, il a fourni un 115, ce qui ne lui arrive pas souvent, mais ce n’était pas Caravaggio. Intelligence Cross, le leader de Caravaggio, a le droit d’être vexé. Lui qui avait terminé à dix longueurs de son capitaine à Royal Ascot, a raccourci l’écart à une encolure. Il méritait une appréciation, quand même ! Si Caravaggio a très bien couru, alors son coéquipier a volé. Faire le leader est un sale travail, comme celui du journaliste quand il doit écouter et écrire que Caravaggio – ou Churchill, moins quatorze livres par rapport à son top – a très bien couru. Excuse-le, Intelligence Cross !