Louis Champion nous a quittés

Autres informations / 13.08.2017

Louis Champion nous a quittés

Louis Champion nous a quittés

Louis Champion nous a quittés ce jeudi à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. En 1952, à la suite de son grand-père et de son père, il avait repris le haras de Chemoitou où des étalons comme Klairon (Poule d'Essai des Poulains, père de Luthier), Bon Mot (Prix de l’Arc de Triomphe) ou Tennyson (Grand Prix de Paris) firent la monte. Son meilleur élève fut sans aucun doute Lassalle (Bon Mot), le premier yearling acheté en France par Zenya Yoshida. Pour le propriétaire et éleveur japonais, il avait gagné l’Ascot Gold Cup et le Prix du Cadran (Grs1). Louis Champion était aussi l’éleveur de Farabi (deuxième de la Poule d’Essai des Poulains), de Rudolfina (la mère de la célèbre Rotina, d’où le lauréat du Derby d’Epsom Wings of Eagles), de La Trinité (mère des gagnants de Gr1, Regal State et Seven Springs ; aïeule des champions Distant View, Gypsy River et Pleasantly Perfect)… En tant qu’éleveur commercial, Louis Champion avait réalisé plusieurs top prices à Deauville. Il avait également vendu Anguar (Verso), la mère de Le Fabuleux (Prix du Jockey Club, étalon). En 1970, la Comtesse Batthyány acheta le haras du Bois Roussel et quelques années plus tard, c’est Louis Champion qui fut choisi pour devenir son responsable d’élevage. Sous sa férule, de remarquables chevaux de course y seront conçus, comme Nikos (Prix Edmond Blanc, étalon), Caro (Poule d’Essai des Poulains, étalon), Pia (Oaks d’Epsom), Galetto (Prix Lupin), Almeira (Prix Marcel Boussac)… Au cours de cette période faste pour la casaque Batthyány, San San (Arc 1972) et Filiberto (Morny 1972), achetés aux ventes, lui ont offert deux de ses plus belles victoires. Louis Champion a transmis sa passion des courses et de l’élevage à ses enfants. Jour de Galop présente à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances.

La cérémonie se déroulera en l’église de Valframbert à 14 h 30 le mercredi 16 août.