EN RÉGION - L’hippodrome de Toulouse accueille le Salon du cheval Occitanie

Courses - Institution / Ventes / 24.08.2017

EN RÉGION - L’hippodrome de Toulouse accueille le Salon du cheval Occitanie

Du 25 au 27 août, le Salon du cheval Occitanie aura lieu sur l’hippodrome de la Cépière. Arthur Serres, son directeur du site, nous a présenté cet événement qui s’inscrit dans une véritable politique de diversification des activités.

Jour de Galop. – Ce salon a déjà eu lieu à Albi et il déménage cette année à Toulouse. Avez-vous contacté les organisateurs albigeois ou sont-ils venus d’eux-mêmes ?

Arthur Serres. – Cet événement avait déjà eu lieu ici, à Toulouse, en 2014 et 2015. Mais ce n’étaient pas les mêmes organisateurs. En 2016, il n’y a pas eu de salon, mais nous avions accueilli l’Académie équestre de Versailles de Bartabas, début juillet. Les personnes qui organisaient cette académie ont proposé de revenir avec le salon du cheval de l’Occitanie. Ils avaient retenu le potentiel de notre hippodrome et l'existence de structures adéquates pour accueillir du public.

Le salon du cheval arrive dans une période creuse, sans courses. Est-ce un choix ou une nécessité de ne pas laisser un hippodrome vide ?

C’est un choix. Nous avions déjà eu par le passé deux éditions de ce salon pendant l’été. À Toulouse, seuls les mois de juillet et août se déroulent sans aucune réunion de courses. Il est très difficile d’organiser des événements de cette ampleur pendant des périodes d’activité hippique, compte tenu des contraintes sanitaires et réglementaires. Nous avons ensuite des réunions les 8, 13, 15, et 28 septembre, mais aussi sept journées de courses en octobre. Il serait donc difficile, voire quasiment impossible, d’insérer d’autres événements de cette taille dans le calendrier de l’hippodrome à d’autres dates.

Comment peut-on optimiser l’utilisation d’un hippodrome quand il n’y a pas de courses ?

Nous organisons aussi des événements en parallèle des courses. Avant le Grand national du trot, nous avions loué l’hippodrome à des Suédois, les 22 et 23 avril, et ils ont organisé une course à pied. Nous proposons la location d’espaces de réception mais aussi du site en entier. Nous avions loué l’hippodrome lors du dernier réveillon, et en fin d’année prochaine, les parkings serviront à un cirque. Il est nécessaire d’accueillir des activités extra-hippiques tout en composant avec le programme des courses et les contraintes, dont les chevaux à l’entraînement font partie.

Cet événement propose des ateliers autour des courses hippiques. Est-ce un moyen d’amener de nouvelles personnes sur l’hippodrome ?

C’est le but. Nous voulons que les Toulousains se rendent compte qu’il y a un hippodrome, un espace de verdure en pleine ville, où l’on peut venir facilement et passer un bon moment. Cela fait partie de la stratégie de communication. Récemment, nous avons accueilli une course d’endurance féminine. Le but final fut encore une fois de faire découvrir l’hippodrome à d’autres publics.

Certains hippodromes organisent des afterworks, des rencontres avec les professionnels… Est-ce un projet pour Toulouse ?

Nous louons déjà régulièrement les espaces réceptifs les soirs de courses. Nous organisons aussi des courses privées. C’est-à-dire que nous louons nos espaces et organisons des courses fictives avec quatre trotteurs. Il est possible de faire monter les clients ou les employés dans les road-cars. C’est un moyen pour diversifier l’activité et d’essayer d’amener des spectateurs et parieurs sur les hippodromes.

Des animations pour tous. Des compétitions équestres officielles de saut d’obstacles seront organisées, dont la finale du Club jumping tour et le Challenge des enseignants de la région Occitanie. L’équitation western sera mise à l’honneur avec une qualificative pour le championnat de France et la coupe d’Europe d’équitation américaine. De plus, des démonstrations de barrel racing (course autour de trois bidons disposés en triangle) et de pole bending (slalom aller-retour autour de six perches alignées) seront proposées au public. D’autres événements seront organisés durant ces trois jours, comme des ateliers autour des courses hippiques, une démonstration de horse ball, une présentation accompagnée d’une vente de chevaux de race, de l’éthologie, un cabaret équestre, des villages à thèmes et des conférences. Il sera possible de suivre l’événement sur Snapchat et Facebook. Cette édition est organisée par Parade 3 Productions

Un hippodrome qui diversifie ses activités. L’hippodrome de Toulouse accueille une cinquantaine de réunions de courses par an, pour 380 courses de plat, d'obstacle et de trot. Son activité lui confère la troisième place au niveau des hippodromes nationaux. Situé au cœur de la ville, dans le quartier de la Cépière, l’hippodrome de Toulouse s’étend sur 34 hectares de verdure. La structure propose un restaurant panoramique, mais elle sert aussi de lieu pour les événements professionnels, avec des offres pouvant aller de 10 à 1.000 personnes. En effet, il est possible de le réserver, hors réunion de courses, pour des séminaires, team bulding, soirées privées, cocktails, lancements de produits, spectacles, repas de fin d’année… et c’est le cas de ce salon du cheval.