Jean d’Indy : « Les 48 h de l’obstacle, c’est la vitrine de la discipline »

Courses - Institution / Ventes / 31.10.2017

Jean d’Indy : « Les 48 h de l’obstacle, c’est la vitrine de la discipline »

Jean d’Indy est le vice-président de France Galop en charge de l’obstacle. Il nous a présenté la genèse des 48 h de l’obstacle, à quelques jours de l’événement.

Jour de Galop. – Pour quelles raisons ont été créées les 48 h de l’obstacle ?

Jean d’Indy. – L’obstacle souhaitait avoir une vitrine, suffisamment large, qui dépasse une seule journée de courses. Cela permettait d’avoir, sur deux réunions, les différents championnats en haies et en steeple pour les différentes catégories d’âge et de sexe. Mais une journée ne suffit pas s’il faut que nous ayons un ou deux handicaps pour assurer la recette. Nous souhaitions avoir un week-end de courses. En France, nous avions l’expérience très réussie du week-end de l’Arc. Si nous avions pu, nous aurions même fait un vrai meeting, comme à Cheltenham. Mais nous ne disposons pas d’un hippodrome qui permette cela. Dans un premier temps, les promoteurs de cette idée voulaient articuler ce week-end autour du Grand Steeple. Mais il y avait une vraie inquiétude car nous n’étions pas sûrs d’avoir une piste suffisamment souple. On risquait d’avoir des terrains légers, il allait falloir beaucoup arroser… Et on sait que l’arrosage abîme les pistes. Nous avons donc organisé ce week-end autour du Prix La Haye Jousselin. C’était un bon point de pouvoir tester le concept à Auteuil. Lorsque nous avons bien maitrisé l’organisation du week-end et quels étaient les points positifs et négatifs, nous avons dupliqué le concept pour faire un deuxième week-end, plus récemment, autour du Grand Steeple.

Au départ, les 48 h de l’obstacle s’appelaient le Week-end international de l’obstacle…

Il n’avait d’international que le nom, mais il fallait bien démarrer. Nous sommes à une période de l’année où les chevaux étrangers effectuent leur rentrée et préparent Cheltenham. Ils ne vont donc pas se dérégler en venant à Auteuil. Nous avons considéré après, à juste raison, que le week-end qui avait le plus de chances d’être international était celui du Grand Steeple. Et nous avons donc nommé l’autre week-end, les 48 h de l’obstacle, pour renforcer le côté spectaculaire.

Qu’est-ce qui a évolué depuis la création des 48 h de l’obstacle ?

Ce qui a beaucoup évolué et nous permet de courir deux jours assez sereinement, c’est la piste d’Auteuil. En 15 ans, elle a changé. Il y a plusieurs années, Paul Nicholls avait dit que la piste était impraticable. Il est vrai qu’elle était défoncée. Elle était en très mauvais état et cela s’est  aggravé par les trois années de travaux effectués par la ville de Paris. Ces travaux nous ont notamment privés du huit pendant trois ans. En réaction à cela, les équipes de l’hippodrome d’Auteuil ont appris à beaucoup plus décorder. Nous avons ensuite récupéré le huit. À l’époque, nous avions enlevé cinq réunions de courses. Ajouté au fait de décorder et des travaux en sous-sol, tout cela nous permet de beaucoup mieux maîtriser la piste. C’est désormais beaucoup plus facile de fournir une belle piste le dimanche. En termes de programme, nous avons eu seulement quelques petits aménagements. Nous avons supprimé une course le samedi pour soulager les pistes et permettre aux hommes de piste de travailler plus tôt le terrain pour le remettre en état pour le dimanche.