Mathieu Brasme, un nouvel entraîneur dans l’Ouest en 2018

Autres informations / 17.11.2017

Mathieu Brasme, un nouvel entraîneur dans l’Ouest en 2018

Installé dans la Sarthe, Mathieu Brasme a décroché sa licence d’entraîneur public. Il aura ses premiers partants en 2018. Ce jeune professionnel au parcours atypique mise sur les écuries de groupe pour lancer son activité.

 

Au sujet de son parcours, Mathieu Brasme nous a confié : « Mon père a entraîné des chevaux d’obstacle à Dragey. En tant que gentleman-rider, j’ai eu le plaisir de gagner 22 courses, 11 en plat et 11 sur les obstacles, dont 10 cross-country et une épreuve à Auteuil. En parallèle, j’ai décroché un diplôme d’ingénieur agricole à l’ISA Lille. Chaque période de vacances était mise à profit pour effectuer des stages, notamment chez Guillaume Macaire. J’ai aussi passé six mois chez Martin Pipe. Une fois diplômé, j’ai travaillé pendant trois ans en tant que cadre pour Reverdy. Assez vite, la passion de l’entraînement est revenue au galop. J’ai alors eu l’opportunité de rentrer au service de Mikel Delzangles. Il cherchait une personne pour cadrer son équipe. Cela fait six années que je travaille pour lui. J’ai eu la chance de côtoyer de près Flotilla (Breeders’ Cup Juvenile Fillies Turf & Poule d’Essai des Pouliches, Grs1) et Mshawish (double lauréat de Gr1 aux États-Unis). Avec Dunaden (Nicobar), j’ai voyagé à travers le Monde et notamment en Australie lors de sa victoire dans la Caulfield Cup (Gr1). Ces expériences ont été très formatrices et cela m’a donné envie de me concentrer sur le plat. »

 

Un site qui a fait ses preuves. Mathieu Brasme : « Depuis plus de deux ans, je travaille sur la structure créée par Guy Henrot, entre La Flèche et Le Lude. Il a été le premier entraîneur basé en province à être tête de liste nationale par le nombre de victoires. Il a décroché trois fois cette première place. Il avait également établi le record de l’Ouest, avec 169 victoires en une saison. Avec Don’t Worry Me (pour Monsieur Gribomont), il avait créé la surprise à Royal Ascot en s’imposant dans les King Stand Stakes (à 33/1). Ce sont un site et des pistes que j’ai eu le temps d’apprendre à maîtriser. C’est un petit Chantilly, calme et sécurisé, avec les avantages de l’entraînement dans l’Ouest, c’est-à-dire des coûts raisonnables et une large palette d’hippodromes dans un rayon de cent kilomètres, sans être éloigné de la région parisienne. Les chevaux peuvent aller au paddock tous les jours. Six yearlings sont actuellement au pré-entraînement et ils devraient constituer la base de mon effectif. Ils sont principalement issus des ventes Arqana et certains me sont confiés par leurs éleveurs-propriétaires. J’espère en avoir deux ou trois de plus d’ici la fin de l’année. Pendant l’hiver, je devrai accueillir plusieurs chevaux "clés en main", afin d’avoir des partants pour le début de l’année. J’aimerais atteindre un effectif d’une vingtaine de chevaux au deuxième semestre. J’ai la chance de pouvoir démarrer avec un homme de confiance, qui est de ma génération et avec lequel je travaille depuis plusieurs années. »

 

Une écurie brillantissime. Fondée par Sébastien Desmontils et Mathieu Brasme, l’Écurie Brillantissime rassemble huit amis, dont certains ne sont pas issus du giron hippique. Lancée en 2014, l’entité n’a pas tardé à décoller, avec dix victoires en 2015. L’année suivante, Azaelia (2e du Vanteaux, Gr3 et 4e du Prix de Diane Longines, Gr1) a réalisé une très belle saison sous la férule de Simone Brogi, avant d’être vendue aux États-Unis. En 2017, l’écurie compte déjà cinq victoires, notamment grâce à Sermando (Prix Margouillat, Classe 2) chez Julien Phelippon. Acquis à réclamer, il sera l’une des wild cards de la vente d’automne Arqana. Sugar Crush (2e du Prix Finot, L), entraîné par Gabriel Leenders, a été vendu à Simon Munir et Isaac Souede. En parallèle, l’achat de deux parts de l’étalon trotteur Brillantissime (qui officie à 10.000 €) s’est révélé fructueux. Mathieu Brasme précise : « Les chevaux de l’Écurie Brillantissime qui sont déjà placés à l’entraînement ne changeront pas de maison. Mais parmi ceux que l’écurie va acquérir dans les mois à venir, certains devraient rejoindre mon effectif. »

 

Poursuivre l’aventure. Mathieu Brasme : « L’expérience de l’Écurie Brillantissime m’a appris à gérer une écurie de Groupe, mais aussi à comprendre la communication et les événements à mettre en place. Ce fut par ailleurs l’occasion de me mettre dans la peau d’un investisseur et d’un copropriétaire. Ces derniers, dont j’ai fait partie, veulent se faire plaisir, tout en optimisant les coûts. Ce sera mon mode de fonctionnement avec mes futurs clients. La réussite de Brillantissime a donné à certains l’envie de poursuivre l’aventure et à d’autres de nous rejoindre. J’ai donc lancé la Flèche Racing, en compagnie de 24 proches et amis. Ils ne sont pas tous issus de la filière, mais ils souhaitent me soutenir pour mes premiers pas. Le fonctionnement s’inspire de celui de l’Écurie Brillantissime, c’est-à-dire des participations dans des yearlings, des chevaux "clés en main" acquis à réclamer ou repérés aux ventes ou à l’amiable. Nous essayons de diversifier les investissements, pour diluer les risques, et nous n’avons jamais plus de 50 % d’un cheval afin de multiplier les chances de réussite par rapport à notre budget. »