En 2018, le Défi du Galop va sortir d’Europe

Courses / 08.02.2018

En 2018, le Défi du Galop va sortir d’Europe

Le Défi du Galop représente un objectif bien rémunéré et valorisant pour des chevaux évoluant au niveau Listed de 1.800m à 2.500m. François Forcioli-Conti, qui préside ce challenge, nous a présenté les évolutions de l’édition 2018. Le calendrier sera publié dans les jours à venir.

Jour de Galop. - Quel bilan tirez-vous du challenge 2017 ?

François Forcioli-Conti. – Nous avons assisté à une très belle victoire, celle de Smart Whip (Dylan Thomas). Ce pensionnaire de Christophe Lotoux appartient à madame Le Clezio. Leur succès prouve encore une fois que l’aventure du Défi du Galop est pleine de belles histoires. Nous sommes très satisfaits de ce dénouement qui a aussi une valeur symbolique. Pour l’entourage de Smart Whip, le Défi du Galop fut une aventure à tout point de vue. Ce challenge est aussi intéressant pour l’ensemble des hippodromes concernés. C’est une occasion de se rencontrer, de se connaître et d’échanger sur son expérience d’organisateur.

En 2018, le Défi va accueillir une étape supplémentaire, en sortant d'Europe pour la première fois. Pour quelles raisons ?

En effet, au mois de novembre 2018, le Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI sera support d’une étape [cette course était dotée de 109.890 € en 2017, ndlr]. Cette épreuve pour 3ans et plus, sur le sable et sur 2.400m, se court à Casablanca, pendant le meeting international de la Sorec (Société royale d'encouragement du cheval). Nous entretenons de très bonnes relations, depuis longtemps, avec les institutions hippiques marocaines. Dans un premier temps, cela s’est notamment matérialisé avec la création d’un challenge méditerranéen. Au fil des années, nous avons pu découvrir et apprécier le dynamisme et la compétence de la Sorec. Cette entité est gérée par des personnes entreprenantes et de grande qualité, comme Omar Skalli. Le meeting international est leur vitrine et le Défi du Galop y trouve une superbe opportunité. Les chevaux français ont déjà eu l’occasion de se distinguer pendant les précédentes éditions de cet événement.

Les participants européens auront-ils des encouragements pour traverser la Méditerranée ?

Le transport sera pris en charge par les autorités hippiques marocaines. C’est l’une des conditions que nous avons posées.

Envisagez-vous de faire évoluer le règlement ?

Oui, des évolutions sont planifiées, mais elles sont en cours de discussion. Aucune décision n’a encore été prise. Il faut tenir compte de l’arrivée de l’étape marocaine dans la mise en place du règlement 2018.

Dans le règlement du challenge, il est noté qu’il vise à « développer la promotion des Grands Prix régionaux de plat ». Pensez-vous que le Défi du Galop participe à la protection du statut black type des épreuves qu’il accueille ?

C’est sans aucun doute la plus belle réussite du Défi du Galop. Il s’agit même de son objectif historique : maintenir le standing, l’attractivité et le rating des Grands Prix en régions. Avant la création du challenge, bon nombre de ces épreuves étaient menacées, dont celle de Cagnes-sur-Mer. Aujourd’hui, pour la totalité des étapes française, c’est un danger qui a été écarté. La moyenne des ratings est de 103. C’est presque le niveau requis pour être Gr3. Tout le monde est content de recevoir le Défi du Galop. C’est la grande fête, la belle épreuve de l’année, pour beaucoup de sociétés de courses.