Breeze up OBS : Phoenix Thoroughbred se console avec un top price

Institution / Ventes - International / 14.03.2018

Breeze up OBS : Phoenix Thoroughbred se console avec un top price

Phoenix Thoroughbred a vécu des jours assez difficiles : l'entité s'est séparée de sa courtière et racing manager Kerri Radcliffe, et Mourinho (Super Saver), l’un des possibles candidats au Kentucky Derby (Gr1), est mort. Le directeur, Amer Abdulaziz, a décidé de se consoler en achetant le top price de la première session de la vente de 2ans de mars OBS, une pouliche par Scat Daddy (Johannesburg). Il a posé l’enchère gagnante à 875.000 $ pour la pouliche et, après avoir signé le bon, a dit qu’il était persuadé qu’elle aurait coûté plus d’un million. La pouliche avait enregistré un des meilleurs chronos lors des breeze. Elle avait fait deux tours aux ventes dans le passé : adjugée foal 160.000 $ à la vente de novembre de Keeneland, puis rachetée 335.000 $ yearling à la vente de septembre de Keeneland. Abdulaziz s’est offert une autre pouliche, par Uncle Mo (Indian Charlie), achetée 400.000 $.

Oxo Equine a encore investi. Oxo Equine est la signature de Larry Best, lequel avait acheté l’année dernière deux des cinq lots millionnaires de cette vente. Cette année, il s’est assuré le top price des mâles, un gris par Pioneerof the Nile (Empire Maker), pour 850.000 $, et un autre poulain de la première génération de Mucho Macho Man (Macho Uno), pour 575.000 $. Il a donc déboursé 1,425 million de dollars pour deux sujets. En 2017, il avait payé ses deux achats 2,25 millions. Des petites économies…

Le chiffre d’affaires recule de sept millions. Le chiffre d’affaires de la première session de cette breeze up, qui s’est déroulée mardi, a reculé de plus de sept millions de dollars, passant de 26.766.000 $ à 19.713.000 $ (- 26,36 %). Les autres indicateurs de cette toute première vente de 2ans montés aux États-Unis affichent des variations plus réduites, avec le prix moyen qui régresse de 180.855 $ à 172.921 $ (-  4,4 %), et le médian qui progresse de 100.000 $ à 105.000 $ (+ 5 %). Les lots vendus à plus de 500.000 $ sont au nombre de dix, soit deux de moins qu’en 2017. Le seul indicateur affichant une progression spectaculaire… est celui des rachats, qui sont passés de 28,8 % à 38,4 %.

Un festival du rachat. Le catalogue de cette année est un peu plus mince que celui de 2017 (103 sujets en moins). Lors de la première journée, les poulains et pouliches passés sur le ring ont été au nombre de185, contre 208 l’an dernier. Cent-quatorze ont trouvé preneurs, c’est-à-dire 34 de moins qu’en 2017, et 71 ne sont pas arrivés à un prix jugé suffisant par les vendeurs. Le total des rachats est de 6,481 millions de dollars et le prix moyen de ces 2ans est de 91.281 $. Cinquante-neuf sujets avaient été rachetés en 2017 pour un montant de 4,933 millions.

Un bon coup de pinhooking. Lorsqu’il y a beaucoup de rachats lors d’une vente, on dit que les vendeurs sont trop gourmands. Nous avons fait un petit pointage sur les dix rachats au prix les plus élevés de ce mardi : trois n’étaient pas passés yearlings aux ventes, cinq auraient affiché un profit et deux une perte. Comme dans toutes les breeze up, il y a des histoires de gros profits, comme celle d’une pouliche par Bernardini (A.P. Indy) qui avait coûté 50.000 $ yearling et a été achetée 575.000 $ par Eclipse Thoroughbred et Repole Stables. Le pinhooking est un métier dangereux, surtout quand les yearlings coûtent cher. Vingt sujets qui sont offerts pendant les deux jours de cette breeze up ont été payés plus de 200.000 $ yearlings…