Davide Satalia, l’obstacle à l’italienne

Courses / 20.04.2018

Davide Satalia, l’obstacle à l’italienne

Davide Satalia, l’obstacle à l’italienne

Par Christopher Galmiche

Installé comme entraîneur public à Chantilly depuis le début de l’année, Davide Satalia n’a pas tardé à se faire connaître. Ce jeune Italien a gagné trois fois et pris trois places en dix sorties, soit une réussite de 60 % dans l’argent. Avec son pensionnaire Triangle d’Or (Discover d’Auteuil), dont il était également le jockey et qui défend aussi ses couleurs, il a enlevé deux cross à Paray-le-Monial. Au sujet de son bon début d’année, il nous a confié : « C’est vrai que le début de saison a été bon. Nous avions des chevaux prêts à courir et nous nous attendions à avoir de bons résultats avec eux. Mais maintenant, il faut voir le reste de l’année ! »

Le choix de Chantilly. Davide Satalia a douze chevaux à l’entraînement : « Nous avons choisi Chantilly car, pour moi, c’est le meilleur centre d’entraînement du monde. Et puis il y a la proximité avec l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. C’est pratique pour mes propriétaires, qui sont italiens, lorsqu’ils veulent venir à l’entraînement. » Pour 2018, le jeune professionnel, qui n’hésite pas à monter ses protégés régulièrement, « espère trouver plus de chevaux pour courir à Paris. Actuellement, j’en ai deux ou trois qui peuvent le faire et les autres doivent se déplacer en province ». Davide Satalia, comme nombre de ses collègues du plat et du trot, a choisi la France pour s’installer. « En Italie, les courses d’obstacle traversent une période difficile. Il y a peu d’épreuves, peu d’allocations. En revanche, la filière hippique française marche bien. Je suis proche de la France, je pense que nous avons la même mentalité, j’aime la France et les Français, donc j’ai choisi Chantilly. »

De Marco Botti à Bruno Grizzetti en passant par Paolo Favero. Avant de s’installer en France, Davide Satalia a fait ses gammes chez plusieurs professionnels italiens. « J’ai commencé chez mon père qui, auparavant, entraînait des sauteurs avant de s’orienter vers le plat, du fait de la situation des courses d’obstacle italiennes. Il a une quinzaine de chevaux de plat à Rome. Ensuite, je suis parti chez Marco Botti, à Newmarket et, parallèlement, j’ai pris une licence de gentleman-rider. À mon retour en Italie, j’ai changé pour une licence de jockey. J’ai alors été le deuxième jockey de Paolo Favero [le meilleur entraîneur d’obstacle italien, ndlr]. Puis j’ai été assistant entraîneur de M. Grizzetti pendant deux ans. J’ai choisi l’obstacle car c’est ma passion. »