Et si le Grand Steeple devenait irlandais ?

Courses - International / 27.04.2018

Et si le Grand Steeple devenait irlandais ?

C’est encore une information à mettre au conditionnel, mais le pensionnaire de Willie Mullins Djakadam (Saint des Saints), deuxième de la Punchestown Gold Cup (Gr1) ce mercredi, pourrait bien participer au Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1, le 20 mai). Le professionnel irlandais a déclaré : « Sa performance dans la Gold Cup est certainement la meilleure de sa saison. Je ne comprends pas pourquoi il n’a pas couru comme cela toute la saison… C’est probablement de ma faute car je l’ai couru trop tôt après sa deuxième place dans le John Durkan Memorial Chase (Gr1). Nous réfléchissons à le courir dans le Grand Steeple-Chase de Paris. C’est une course dans laquelle nous voulons être représentés avec de bons chevaux. Avec son propriétaire, nous en avons parlé et nous devrions bien emmener Djakadam à Auteuil. » Attention donc pour nos Frenchies, si doués soient-il car, car d’une part, Djakadam est revenu en forme et d’autre part, il a de sérieux titres. Rarement un cheval étranger du niveau de Djakadam est venu pour participer au Grand Steeple ces dernières années. En effet, il faut se rappeler qu’il a fini deux fois deuxième de la Cheltenham Gold Cup (Gr1).

Un drôle de challenge. Au cours des dix dernières éditions du Grand Steeple, nous avons recensé la candidature de quatre chevaux entraînés outre-Manche. Willie Mullins est responsable de trois d’entre eux : il l’a couru deux fois avec Pomme Tiepy (Apple Tree), septième en 2008 et huitième l’année suivante, et une fois avec On his Own (Presenting), septième en 2015. Jo Hughes avait tenté sa chance avec Soll (Presenting) en 2014 (arrêté). La même année, Nicky Henderson avait envoyé Long Run (Cadoudal) à Auteuil, avec cette particularité que le cheval connaissait parfaitement les obstacles parisiens. Il n’avait pu faire mieux que neuvième, étant déjà sur la pente descendante. S’il a été élevé en France par Richard Corveller, Djakadam n’a couru qu’une fois en France, sur les haies de Compiègne, pour l’entraînement d’Arnaud Chaillé-Chaillé. Il ne connaît donc ni Auteuil, ni ses difficultés. 

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