Zarkamiya et Mer et Nuage, deux étoiles sont nées

Courses / 19.04.2018

Zarkamiya et Mer et Nuage, deux étoiles sont nées

Elle était l’un des débutants les plus attendus d’Europe. Fille de la championne Zarkava (Zamindar) et du crack Frankel (Galileo), sœur du lauréat de Gr1 Zarak (Dubawi), Zarkamiya (Frankel) avait une énorme pression sur ses épaules lorsqu’elle s’est élancée dans le Prix de la Lancette (Inédits), ce jeudi à ParisLongchamp. L’élève et représentante de Son Altesse l’Aga Khan n’a pas déçu ses nombreux soutiens (elle était proposée à 1,8/1) en dominant dans un très bon style un podium de sœurs de placés classiques. Xagere (Kendargent), la deuxième, est en effet issue de la même mère qu’Xcellence (troisième de la Poule d’Essai des Pouliches et du Prix de Diane Longines) alors que la troisième, Vernie (Kendargent), est une sœur de Volta (troisième du Prix de Diane Longines).

Celui que l’on n’attendait pas. Plus expérimenté, Mer et Nuages (Lope de Vega) était aussi beaucoup moins attendu (6,6/1) ce jeudi à ParisLongchamp. À l’occasion de sa troisième sortie, le Prix Machado (Classe 1), il a montré un nouveau visage et nous a gratifiés d’un véritable éclair de classe. Mer et Nuages est engagé dans le Qipco Prix du Jockey Club (Gr1), une épreuve que son entraîneur, André Fabre, a notamment remportée avec son père, Lope de Vega (Shamardal). Son pedigree rassemble le sang de Dansili (Danehill), qui a pris sa retraite cette semaine, et celui de Giant’s Causeway (Storm Cat), qui nous a quittés ce mardi.

Quelques indices positifs. Zarkamiya et Mer et Nuage ont été impressionnants visuellement. Et une étude rapide des temps partiels confirme ce sentiment. La pouliche a parcouru les 400 derniers mètres en 22’’44. C’est remarquable sur un terrain jugé très souple. D’après les temps officiels, la dernière portion du Prix Machado a été survolée en 22’’53. Mais il faut considérer que Mer et Nuages était encore à cinq bonnes longueurs du leader lorsque ce dernier a franchi le poteau des 400 derniers mètres. Tout pousse à croire que le poulain de madame Fabre a parcouru cette distance en 21’’80… ou moins. Or, tout le monde sait que la pointe de vitesse, c’est l’arme fatale pour s’imposer dans les grandes courses françaises.