Prix Eugène Adam - Grand Prix de Maisons-Laffitte (Gr2) : plus que trois après les forfaits

Courses / 11.07.2018

Prix Eugène Adam - Grand Prix de Maisons-Laffitte (Gr2) : plus que trois après les forfaits

Difficile à croire mais vrai : à l’issue des forfaits, validés mercredi matin par France Galop, ils ne sont plus que trois restants engagés dans le Prix Eugène Adam - Grand Prix de Maisons-Laffitte (Gr2). Oui, trois ! Ces poulains sont Louis d’Or (Intello), Native American (Intello) et un britannique, Crossed Baton (Dansili), entraîné par John Gosden. En espérant des supplémentations pour ce Gr2 proposant près de 75.000 € au gagnant…

Pourquoi ? Pourquoi un tel désamour envers l’Eugène Adam 2018 ? Nous avons voulu trouver un début d’explication. Il y a certainement toute une conjonction d’éléments qui entrent en compte, mais il faut rappeler que la course a été transférée sur le parcours corde à gauche de Maisons-Laffitte au mois de juin. Un parcours qui ne plaît pas à tout le monde puisqu’on lui reproche son manque de sélectivité. Nous sommes revenus sur la genèse de ce transfert avec François Boulard, directeur programme et régions à France Galop.

Tout commence le 25 avril. « Il faut revenir au 25 avril et à une glissade dans le tournant corde à droite à Maisons-Laffitte. Les jockeys nous ont demandé, dans la mesure où des phénomènes similaires ont été constatés dans le passé, de ne plus courir sur ce parcours. À partir de ce moment-là, les courses ont été transférées soit sur le parcours corde à gauche, soit sur la ligne droite. Et dans la mesure où il n’y a pas de solutions à court terme pour revenir corde à droite, tant que nous n’avons pas modifié la courbure du tournant ou amélioré le terrain, il a été convenu de poursuivre de cette manière. La question du Prix Eugène Adam s’est alors posée. »

La commission technique ne tranche pas. « Nous avons posé la question à la commission technique du programme, une instance dans laquelle on retrouve des représentants des professionnels, notamment des entraîneurs, et qui entre plus dans les détails que le Conseil du plat sur le programme à venir. C’était le 6 juin et nous avons demandé : que devons-nous faire avec le Prix Eugène Adam ? Il y avait plusieurs options théoriques : mettre la course sur 2.000m ligne droite, sachant que ce parcours a été utilisé dans le passé et abandonné car jugé trop dur. Une autre était de réduire la distance en conservant l’idée de la ligne droite, soit sur 1.800m. Autre option : 2.100m corde à gauche, sachant qu’on ne peut pas courir 2.000m corde à gauche. Certains membres de la commission technique ont soulevé une autre option : délocaliser la course à ParisLongchamp, la veille, pour avoir une course sur 2.000m corde à droite. »

Pas d’unanimité. « Nous avons eu des avis contrastés et aucune unanimité sur le sujet. Des inconvénients étaient trouvés à chaque solution. Trop dur pour les poulains sur les 2.000m en ligne droite. Pas assez sélectif pour le parcours corde à gauche. Quant aux 1.800m en ligne droite, cela faisait tomber la course une semaine après le Prix Jean Prat couru, pour la première fois, sur 1.600m ligne droite. Quant aux 2.000m à ParisLongchamp, un certain nombre disait qu’il y avait déjà le Grand Prix de Paris sur 2.400m, même si ce n’est pas tout à fait la même chose, et nous avons mis en évidence le fait que courir le Grand Prix de Maisons-Laffitte à ParisLongchamp n'est pas aisé à faire comprendre. Sur le parcours des 2.100m corde à gauche, il est finalement ressorti qu’il n’y avait rien à reprocher à cette formule, mis à part un manque de sélectivité. Mais pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’un mauvais parcours. »

Le conseil d’administration tranche. « In fine, il n’y a pas eu d’avis unanime de la commission technique mais elle a conclu malgré tout, et ce malgré le manque de majorité, que le parcours corde à gauche était peut-être la moins mauvaise des solutions. D’autant plus que le Prix Eugène Adam ne rassemble pas quinze partants. Cela a été présenté au Conseil d’administration de France Galop, le 11 juin 2018, et le Conseil a validé ce qui semblait être la moins mauvaise des solutions. »