LE TOUR DES HARAS - AOÛT 2018 - Antoinette Tamagni-Bodmer : « La préparation aux ventes, c’est comme un enfant qui entre en maternelle … »

Institution / Ventes / 12.08.2018

LE TOUR DES HARAS - AOÛT 2018 - Antoinette Tamagni-Bodmer : « La préparation aux ventes, c’est comme un enfant qui entre en maternelle … »

Comme chaque année, les journalistes de JDG visitent les haras qui présenteront des yearlings en août, chez Arqana. L’occasion d’un questionnaire un peu décalé́. Aujourd’hui, nous faisons étape au haras de Saint-Julien, avec Antoinette Tamagni-Bodmer.

HARAS DE SAINT-JULIEN

14130 BONNEVILLE-LA-LOUVET

Jour de Galop. – L’aspect de votre métier que vous préférez ?

Antoinette Tamagni-Bodmer. – Au printemps, après les poulinages, quand on voit les foals pour lesquels nous avons fait tous les croisements. J’aime voir à quoi ressemble le produit de nos croisements et avec chaque foal qui né, nous rêvons qu’il devienne un champion. Mais aussi le soir, lorsque tout le monde est parti, passer voir les juments et leurs foals dans la tranquillité. Vivre dans un endroit comme ici est déjà un rêve.

Et celui que vous appréciez le moins ?

Ce que je n’aime pas du tout, c’est le manque de temps au quotidien. Je suis souvent en voyage, donc je ne vois pas beaucoup mes chevaux courir en direct, c’est ce qui manque le plus. J’aimerais avoir la possibilité d’aller plus souvent à l’entraînement, ou de pouvoir mieux les suivre.

La qualité que vous appréciez le plus chez un cheval ?

J’adore les pouliches avec de longues oreilles, un bon œil, avec un tempérament équilibré. J’apprécie les foals qui ont un pas naturel, ne serait-ce que dans les herbages, qui sont calmes.

Et le défaut qui vous fait hésiter ?

L’opposé, c’est-à-dire un cheval nerveux, pas équilibré.

Si vous deviez convaincre un novice d'acheter un yearling en août, que lui diriez-vous ?

Une personne qui n’a jamais eu un cheval à l’entraînement, c’est bien qu’elle vienne aux ventes, aux courses, pour se rendre compte de l’ambiance, et de lui indiquer une écurie de groupe. Cela lui permet de partager plusieurs chevaux pour commencer. Elle ne s’occupe quasiment de rien, c’est une bonne manière de débuter.

Si vous aviez la possibilité de faire évoluer la vente d'août sur un aspect, que changeriez-vous ?

Je trouve qu’Arqana a fait un travail énorme pour amener les étrangers à Deauville. Je sais qu’Arqana affrète un avion pour amener les Anglais. Ce que j’aimerais, c’est que soit affrété un avion le mardi soir, après la v.2, pour être à York le lendemain. Je suis sûre que certains aimeraient rester plus longtemps pour la v.2. Ce serait aussi bien que les éleveurs puissent amener les chevaux plus tôt. Il y a des jours où l’on ne peut emmener les chevaux que le matin même de la vente, comme pour la v.2 par exemple.

Qui auriez-vous aimé être, si vous n'aviez été vous ?

Je ne voudrais être personne d’autre.

Quelle est, selon vous, la spécificité de votre préparation aux ventes ? Votre patte personnelle ou la chose la plus importante à vos yeux ?

Pour moi, le plus important, c’est de faire toute la préparation le plus naturellement possible. Comme un enfant qui entre en maternelle. Le plus important, c’est la nourriture et une bonne équipe. La préparation aux ventes commence dès qu’ils sont foals. Nous ne sommes pas uniquement des vendeurs, nous voulons que ces chevaux vendus deviennent de vrais chevaux de course. Notre préparation, c’est la base pour faire un cheval de course. Le plus important pour moi est d’avoir une équipe qui s’occupe bien des chevaux, dans le calme.

"Je ne serais pas arrivée là, si..."

… Si mon père n’avait pas été là. Il m’a donné les moyens de tout faire ici. Ensuite, si je n’avais pas eu This Time, gagnante du Prix Arenberg. Elle m’a donné le courage de franchir une nouvelle étape. Enfin, si je n’avais pas Patrick Chedeville. Il m’a tout appris. Il m’a poussée à voler de mes propres ailes.

Le lieu où vous vous sentez le mieux ?

Ici, au haras, ou en Suisse.

Et celui qui vous oppresse le plus ?

La foule, comme dans une gare par exemple. J’en ai horreur.

L’odeur que vous préférez ?

L’odeur de la campagne, l’herbe fraîche. Mais aussi la fraîcheur dans la montagne.

Et celle qui vous fait horreur ?

La transpiration.

À l’école, la matière que vous préfériez ?

J’aimais toutes les matières qui avaient trait au commerce.

Et celle que vous haïssiez ?

Le français.

Choisissez une photo exposée chez vous, et commentez-la !

C’est un tableau qui représente This Time et Mooney Valley, mes deux gagnantes de Groupe. On voit leurs deux têtes, ce tableau me touche beaucoup. Je le regarde beaucoup. Elles me donnent le courage de continuer. Mon but est d’élever des chevaux black types, mais qui courent aussi sous mes couleurs. Je souhaite augmenter la qualité de mes chevaux plus que la quantité.

Pile ou Face !

Nous avons soumis les éleveurs à une rafale de questions. Konbini a son Fast & Curious, Jour de Galop a son Pile ou Face !

Pour voir la vidéo de l’interview, cliquez ici. (avec ce lien : http://www.jourdegalop.com/video/le-pile-ou-face-d-antoinette-tamagni-bodmer)

LES YEARLINGS DE LA VENTE D’AOÛT

Lot Sexe Père Mère

199 M Olympic Glory Rocky Mixa

LES YEARLINGS DE LA V.2

Lot Sexe Père Mère

365 M Elvstroem Silver Market

401 F Elvstroem Britney

424 F Bated Breath Deva