En hommage à François de Chevigny

Courses / 01.10.2018

En hommage à François de Chevigny

TRIBUNE LIBRE

Par Gérard de Chevigny

« La Société des Ccourses de Compiègne, sur une initiative très sportive de son président, Antoine Gilibert, a tenu à honorer le souvenir de François de Chevigny. En cette quinzième année d’anniversaire de sa disparition, le cross-country de clôture du programme de ce 2 octobre 2018 sera nommé en son honneur.

Il n’est en l’occurrence de meilleur site que Compiègne, où il a effectué la majeure partie de sa carrière. Directeur du Haras national (sous le même uniforme que celui de son père, qui avait dirigé le haras du Pin), il a été pendant quelque trente années au Comité puis au Conseil d’administration de la société. Il n’est pas non plus de meilleure occasion qu’un cross-country pour cet hommage, sur un parcours où lui-même et ses quatre fils, gentlemen-riders à leur tour, l’ont emporté à de multiples reprises, parmi les quelques 600 victoires qu’ils ont accumulées comme amateurs – soit, dans l’ordre de la fratrie :

  • d’abord Xavier, tragiquement décédé des suites d’une très grave chute à la fleur de l’âge, alors qu’il s’était hissé parmi les tout meilleurs et plus brillants gentlemen de son époque
  • puis Jacques, tête de liste à répétition, devenu entraîneur de premier plan, avec une dizaine de Grs1 à son actif, tant en plat qu’en obstacle, avant d’opérer comme handicapeur auprès de la société-mère de l’obstacle
  • puis Jean-Hugues, lui aussi Cravache d’or des gentlemen-Rriders, cinq fois au palmarès du Grand Steeple des Amateurs (l’historique Prix de France, également à l’actif de trois autres Chevigny), éleveur (haras de la Perrigne) et aujourd’hui président du Comité régional de l’Ouest et de l’Anjou-Maine
  • et enfin Gérard, Éperon d’or de la Fegentri, qui a aussi fait carrière dans le cheval (comme journaliste) et actuel président du Club des gentlemen-riders et des cavalières.

Sans compter que, sans un accident avant de débuter, le n°2 de la fratrie, Yves, aurait pu lui aussi se tester à l’exigeante mais si exaltante école de l’équitation de courses amateurs, pour ensuite consacrer sa vie professionnelle au pur-sang, comme directeur du centre d’entraînement et de l’hippodrome de Chantilly.

Ce n’est là qu’un "focus" limité à une génération en descendance directe, sans quoi l’arborescence commande de citer aussi ses neveux Jean et Christophe, gentlemen de premier plan, impliqués aujourd’hui dans l’Institution à divers titres – au prix d’un grave accident pour le second nommé –, ou à ses petit-fils François-Xavier et Paul, jeunes entraîneurs...

Et ce n’est qu’un aspect de l’influence de François de Chevigny, dont la passion communicative des courses a très largement essaimé au-delà de sa propre descendance. De fait, à son contact puis à celui de ses fils, dans les milieux hippiques compiégnois que réunissaient le Haras national et l’hippodrome, se sont déclarées de multiples vocations pro-courses, autant d’hommes de cheval devenus hommes de courses et reconnus comme tels. Assurément, l’aura de François de Chevigny a grandement contribué, directement ou indirectement, à la singulière floraison de noms influents des courses, ayant aujourd’hui Compiègne comme dénominateur commun, tels les Landon, les Coulanges, les Drion, les Winkel, les Baratoux, les Fournier Sarlovèze… Jusqu’à Guillaume Macaire, parrainé par François de Chevigny, pour sa toute première licence... »