Louis Romanet réélu à la tête de la Fédération internationale des autorités hippiques

Institution / Ventes / 09.10.2018

Louis Romanet réélu à la tête de la Fédération internationale des autorités hippiques

Durant la réunion de la Conférence internationale des autorités hippiques, le Conseil exécutif de la Fédération Internationale des autorités hippiques (Fiah) a réélu comme président Louis Romanet. Les vice-présidents Winfried Engelbrecht-Bresges (Asie), Jim Gagliano (Amérique) et Brian Kavanagh (Europe) ont aussi été réélus. Leur mandat est donc reconduit pour une durée de trois ans, d’octobre 2018 à octobre 2021.

L’intégrité des courses, priorité numéro 1. Louis Romanet nous a expliqué quels seraient les principaux challenges et axes de ce nouveau mandat. Le premier concerne l’intégrité des courses : « La première priorité est l’application mondiale de l’article 6E pour garantir l’intégrité des courses avec la mise en place de contrôles à l’entraînement. Un certain nombre de pays, dont les États-Unis, ne pratiquent pas ou peu ces contrôles. Or, certaines substances dopantes ne restent que peu de temps dans l’organisme et il est nécessaire de faire des contrôles à l’entraînement. De plus, les prélèvements peuvent être envoyés à des laboratoires non-certifiés par la Fiah. Nous allons mener une campagne très forte auprès des différents organisateurs pour que les prélèvements aillent dans les laboratoires certifiés. Il y a déjà eu beaucoup de progrès depuis que nous avons certifié cinq laboratoires. En Amérique du Sud, par exemple, il y a la volonté d’envoyer les prélèvements dans ces laboratoires. Nous espérons doubler le nombre de laboratoires certifiés dans les prochaines années. »

L’harmonisation des règles, essentielle. L’harmonisation a été l’un des maîtres mots de la 52e Conférence des autorités hippiques. Certains pas considérables ont déjà été franchis : on pense aux règles sur les incidents de course puisque le Japon, puis la France et l’Allemagne, ont changé leur façon de juger pour plus d’uniformité avec le reste du monde. « Les résultats ont été spectaculaires, avec moins d’enquêtes et moins de rétrogradations, et cela a permis de trouver un équilibre satisfaisant avec les professionnels comme les joueurs. Il nous faut continuer dans ce sens. » Un exemple dont il a été question lundi, et que nous évoquerons dans une prochaine édition, est celui des règles de non-partants.

D’autres sujets… Parmi les autres axes, Louis Romanet nous a cité : « Le contrôle qualité des courses de Groupe doit continuer à être examiné. Le bien-être équin est aussi un sujet de première importance et nous avons commencé à produire un guide des bonnes pratiques pour le respecter. Le partenariat avec la Fédération équestre internationale (FEI) et l’Oie (Organisation internationale de la santé animale) pour faciliter le mouvement des chevaux à l’international se poursuit, avec notamment l’arrivée d’un dossier épineux : celui du Brexit, qui peut avoir des conséquences catastrophiques, et notamment pour l’Irlande. Il y a aussi le partenariat avec Longines, qui a été reconduit jusqu’en 2023 : nous allons continuer à développer nos opérations de gala et de récompenses, désormais bien ancrés. Enfin, nous avons aussi l’intention de faire une étude sur notre système de gouvernance. Les statuts de la Fiah ont été validés il y a vingt-cinq ans et ont peu changé. Nous avons un programme ambitieux et il faut que l’on se donne les moyens de réaliser notre plan stratégique, en nous renforçant. »