BORDEAUX-LE BOUSCAT, SAMEDI - À l’assemblée générale de l’APPE

Institution / Ventes / 24.11.2018

BORDEAUX-LE BOUSCAT, SAMEDI - À l’assemblée générale de l’APPE

Ce samedi, l’hippodrome de Bordeaux accueillait l’assemblée générale de l’Association des propriétaires permis d’entraîner. Nous vous proposons un extrait du discours du président, Jacques Le Dantec.

« Après le plan d’économies de France Galop, mis en place fin 2017, la province a été impactée par une diminution des allocations des courses PMH. Certaines ont même été supprimées. Aujourd’hui, le nouveau plan "Linette" prévoit la transformation de courses premium en courses PMH : -18 % d’offre et seulement -3,5 % d’enjeux ! On peut douter de la perte évaluée alors que, depuis 2010, le mot d’ordre était : l’augmentation de l’offre génère l’augmentation des enjeux. L’institution fait donc machine arrière. Par effet mécanique financier dans un premier temps, cela se traduira par une baisse des recettes pour le PMU et pour les sociétés de courses de province – les hippodromes parisiens ont été épargnés – ainsi que pour les sociétés mères. Comme les économies ont été englouties par la rénovation de Longchamp, il n’y a plus de "cash" pour faire "le gros dos" et attendre une (éventuelle) reprise. Il faut avouer que le seul hippodrome à supprimer était Longchamp… Son abandon à la mairie de Paris nous aurait économisé le loyer annuel, de l’ordre de 4 millions d’euros, et n’aurait pas dilapidé nos réserves. Ce projet pharaonique sur un terrain d’autrui et pour un bail emphytéotique de 40 ans est le résultat d’une incurie des dirigeants. Certains diront qu’il fallait un hippodrome phare à Paris et très proche du cœur de ville. Argument fallacieux, Ascot est à 42 km du centre de Londres. D’autre part, on ne construit pas un bateau amiral quand la flotte est en train de couler. Longchamp est l’hippodrome qui nous coûte le plus cher à chaque réunion car, si on ajoute aux frais d’organisation et d’entretien l’amortissement des travaux de rénovation et le loyer de la Ville de Paris sur la base de 30 réunions par an, le million d’euros n’est pas loin d’être atteint. Chantilly est un hippodrome adapté aux classiques – Diane et Jockey Club – et il a prouvé que l’Arc de Triomphe y avait sa place. Longchamp pour deux grandes journées par an, c’est un luxe que nous n’avions pas le droit de nous offrir. Certes les courses de prestige ont besoin d’un cadre adapté à l’excellence et d’allocations dignes de notre niveau de compétition. Mais elles ne doivent pas occulter l’âme des courses : la province, facteur de découverte éducative du jeu, de vocations et de futurs acteurs.

Comment ignorer les foules des hippodromes provinciaux, que les champs de courses parisiens et des grandes métropoles sont incapables de déplacer hormis quelques réunions de prestige ? Ce tissu provincial est menacé par le jacobinisme et l’élitisme de nos dirigeants parisianistes, pour qui les courses sont circonscrites dans le triangle Paris-Chantilly-Deauville. La province et ses petits propriétaires sont condamnés à la paupérisation et à une disparition future.

Il serait dommage de voir disparaître des hippodromes qui drainent un public nombreux, où sport et passion se fondent dans l’inconscient collectif de la population locale. Là sont nos vraies racines hippiques. Les courses ne seront pas sauvées par une nébuleuse financière et commerciale où des milliardaires internationaux investiront en pensant à des plus-values éventuelles. L’APPE soutiendra aux prochaines élections un véritable mouvement de défense de la province, de ses hippodromes, de ses petits propriétaires, conscients que, sans cette base, l’édifice "courses" s’effondrera. »

L’assemblée générale a été suivie par un tirage au sort de saillies. L’APPE parraine des courses à Gabarret, à La Teste-de-Buch et à Pompadour, où se déroule une réunion d’information. L’association est le sponsor d’une épreuve lors du point-to-point de Château-Gontier et elle participe à la remise de prix lors des courses de poneys. Le Challenge Galop en Armagnac est organisé sur toutes les courses au galop des hippodromes de l’Amicale de Gascogne : Castéra-Verduzan, Auch, Cazaubon-Barbotan Les Thermes, Gabarret, Vic-Fezensac… soit 64 épreuves (46 en plat et 18 sur les obstacles). Trois catégories sont récompensées : jockeys, entraîneurs et permis d’entraîner (plat et obstacles) L’objectif est de mettre en valeur les acteurs des courses des "petits hippodromes" et de soutenir les sociétés de troisième et deuxième catégorie pour encourager les bénévoles.

En plat, les lauréats sont Charles Gourdain (entraîneur), Adeline Merou (jockey) et Grégory Ortiz (permis d’entraîner). Sur les obstacles, ont été récompensés Valérie Seignoux (entraîneur), Davy Lesot (Jockey) et Jean-Yves Corduan (permis d’entraîner).

LES MEILLEURS ADHÉRENTS DE L’APPE EN PLAT POUR LA SAISON 2017   

Rang

PE / AE

Victoires

Places

1

Claude Le Lay

13

38

1

Alain Chopard

13

40

3

Sandrine Tian San Po

9

38

6

Loïc Edon

7

19

7

Christian Bauer

6

16

LES MEILLEURS ADHÉRENTS DE L’APPE SUR LES OBSTACLES POUR LA SAISON 2017   

Rang

PE / AE

Victoires

Places

1

Nicolas de Lageneste

11

45

2

Jérôme Gendry

5

11

4

Valérie Dasque

4

3

8

Jean-Marie Bonnin

3

9

8

Sarah Audoy

3

5

Sarah Audoy remporte le challenge Réussite, dont le calcul est le suivant : (Total des gains / nombre total de chevaux) × (nombre de victoires et places / nombre de partants). On obtient un coefficient de rentabilité multiplié par un coefficient d’efficacité, c’est une variable de réussite.

En province, ils représentent plus de 14 % des partants en plat. En 2017, 165 permis d’entraîner ou autorisations d’entraîner ont obtenu une victoire ou plus en plat. Ils sont 55 dans ce cas sur les obstacles. L’an dernier, 600 licences de permis d’entraîner et 44 licences d’autorisation d’entraîner ont été délivrées par France Galop. L’association des propriétaires permis d’entraîner compte 540 membres. En France, les permis d’entraîner et les autorisations d’entraîner représentent 1.016 chevaux. Ces derniers génèrent 5.117 partants, soit 11,16 % du total, pour 4,77 % des allocations. En obstacle, 493 chevaux ont fourni 1.838 partants, soit 9.55 % des partants et 4,30 % des allocations. En province, les permis d’entraîner et les autorisations d’entraîner ont fourni 14,38 % des partants en plat avec des pics de participation en Corse (52 % des partants), dans l’Est (40,5 %), dans l’Ouest (35,66 %), dans le Sud-Ouest (12,38 %) et en Haute-Normandie (53,69 %). En obstacle, ils ont fourni à la province 11,54 % de ses partants, avec des participations records dans l’Est (60 % des partants) et dans l’Ouest (25,59 %).