Jacques Ricou, l'homme cheval

Courses / 27.11.2018

Jacques Ricou, l'homme cheval

Dans sa maison baptisée Jaïr du Cochet, au lendemain de ses dernières montes dans des Groupes, Jacques Ricou s'est confié. 

Morceaux choisis : 
"Avec Jaïr du Cochet, nous avons réalisé des choses incroyables, comme battre les Anglais chez eux. J’ai revu la course il n’y a pas longtemps, et qu’on y pense, quand même, c’était quelque chose ! Face à des gars comme McCoy et Ruby Walsh ! Devant un cheval comme Best Mate ! Jaïr, c’était un monstre. Grâce à lui, je me suis fait connaître outre-Manche aussi. C’était une drôle d’époque vraiment."

"J'arrête parce que je suis quelqu’un de passionné, et je n’ai pas envie que cette passion me quitte. Quand je vois certains grands jockeys qui n’ont jamais remis les pieds à Auteuil… Je ne voulais pas en arriver là. Je veux continuer à venir à Auteuil pour le plaisir. Si j’ai continué ces deux dernières années, c’est pour Milord Thomas. Mais il ne faut pas se leurrer."

"On ne se rend pas forcément compte, mais depuis que j’ai 16 ans, et j’en ai 38 aujourd’hui, ma vie ce sont les chevaux et les hippodromes. C’est presqu’un monde parallèle ! Je sais ce que je ne veux pas faire. Et je sais que j’ai envie de réussir mon après, d’abord parce que j’ai une femme et un enfant, et aussi pour tous ces minots qui m’ont suivi…"

"Quand Jaïr du Cochet est mort, j’étais au fond du trou et j’ai même voulu arrêter. Heureusement que ma femme était là… Ce jour-là, je me suis promis de ne plus jamais m’attacher à un cheval à ce point. Mais c’est compliqué de ne pas s’attacher à eux."

"Aujourd’hui, il n’y a plus de distinction Paris-Province. Avant, on y allait sur la pointe de pieds à Auteuil… Maintenant, j’ai l’impression que ça devient presque facile de gagner à Auteuil, enfin dans les courses lambda évidemment. Cela a un peu perdu de son prestige, mais bon, il faut vivre avec son temps."