Conserver Maisons-Laffitte : les propositions de l’Association des propriétaires d’Île-de-France - Nord - Haute-Normandie

Courses / 01.12.2018

Conserver Maisons-Laffitte : les propositions de l’Association des propriétaires d’Île-de-France - Nord - Haute-Normandie

Patrick Fellous, président de l’Association des propriétaires d’Île-de-France - Nord – Haute-Normandie, nous a fait parvenir ce texte détaillant les solutions imaginées par son association.

« Le projet de France Galop consiste en la seule fermeture de l’hippodrome de Maisons-Laffitte avec maintien de la totalité des réunions. Ce qui implique le transfert de toutes les courses sur d’autres hippodromes. Concernant l’hippodrome, et contrairement à ce que pensent certains professionnels (voir certaines prises de paroles dans Jour de Galop ces derniers jours), cette décision n’est motivée par aucune considération économique. Il s’agit d’un engagement pris par nos dirigeants de fermer un hippodrome parisien auprès des pouvoirs publics, comme cela le fut pour Enghien à la précédente mandature.

Inauguré en 1878 par Joseph Oller, le créateur du Pari mutuel, l’hippodrome de Maisons-Laffitte permet, par sa situation, aux chevaux des centres d’entraînement de Maisons-Laffitte et de Chantilly d’éviter les déplacements longs et coûteux qu’un transfert partiel sur des hippodromes décentralisés nécessiterait. Sa mythique ligne droite, révélatrice de qualités indispensables à la sélection et à l’amélioration de la race des pur-sang, est irremplaçable de par sa longueur et son tracé parfaitement rectiligne.

Cette fermeture nuirait à notre mission de sélection et engendrerait des charges supplémentaires aux propriétaires et à France Galop.

Puisque la gestion de cet hippodrome pose problème à France Galop, le conseil d’administration de notre association a proposé à cette société mère et à la municipalité ce qui suit :

La loi du 2 juin 1891 ayant pour objet de réglementer l’autorisation et le fonctionnement des courses de chevaux indique dans son article 1 : « Aucun champ de courses ne peut être ouvert sans l’autorisation préalable du ministre de l’Agriculture. » Cette autorisation est déjà acquise.

Que dit l’article 2 ? « Sont seules autorisées les courses de chevaux ayant pour but exclusif l’amélioration de la race chevaline et organisées par des sociétés dont les statuts sociaux auront été approuvés par le ministre de l’Agriculture. »

Il est donc possible mécaniquement selon la loi de transférer l’organisation de ces courses de la "société des courses France Galop" à celle d’une "société des courses de Maisons-Laffitte".

En cas d’accord des deux parties, il suffirait de créer une association sur la base des statuts cités dans l’arrêté du 8 juin 2015 relatif aux statuts types des sociétés de courses de chevaux.

La nouvelle société bénéficiera comme les autres sociétés comparables des subventions octroyées à la fois par la société mère et par le fonds commun des courses géré par la FNCH. Les dates de ses réunions et son programme de courses seront définis dans le cadre normal de la responsabilité exercée par France Galop à ce sujet, sans raison majeure d’évolution.

Dès lors cette nouvelle entité s’autogérera comme le fait toute autre société de courses de province. Elle, ou la ville de Maisons-Laffitte, rachètera les terrains pour 1 € symbolique (en terrain inondable, l’hippodrome n’a aucune valeur marchande) et les installations (tribunes…), évitant à France Galop de continuer à payer chaque année des charges (taxe foncière de 285.365 €, cotisations syndicales de 187.211 €, charges d’entretien des bâtiments) sans recettes en contrepartie.

En cas de rachat par la ville, celle-ci et la "société des courses de Maisons-Laffitte" signeraient un bail de x années pour la location de l’hippodrome.

Ce schéma, simple dans sa mise en œuvre, règlerait définitivement le cas de cet hippodrome pour France Galop et donnerait à la ville de Maisons-Laffitte tout loisir de maintenir, selon sa volonté et ses propres idées, son activité hippique ancestrale. Elle pourrait de plus y développer librement toute activité complémentaire utilisant les infrastructures du site.

Enfin, la pérennité de l’hippodrome doit s’accompagner de celle du centre d’entraînement. L’assurance de cette dernière permettrait une augmentation significative du nombre de chevaux y séjournant et donc son retour à l’équilibre financier. Nous délivrerons prochainement nos analyses et propositions à son sujet. »