La grande interview : Olivier Delloye explique le dossier Maisons-Laffitte

Institution / Ventes / 07.12.2018

La grande interview : Olivier Delloye explique le dossier Maisons-Laffitte

Jeudi, le directeur général de France Galop a reçu Jour de Galop, en compagnie de Matthieu Vincent, le patron des hippodromes parisiens et des centres d’entraînement de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville.

Morceaux choisis d’une interview à lire dès ce soir ! 

« Aujourd’hui, la fermeture de l’hippodrome de Maisons-Laffitte n’est encore qu’un projet. Tant que nous ne sommes pas allés au bout de la procédure d’information-consultation et que nous n’avons pas recueilli l’avis des CSE, ce projet ne peut pas être mis en œuvre. »

 « Nous allons mettre les moyens nécessaires pour bâtir un projet de reconversion. Nous ne pouvons pas le faire seuls. Il faut réussir à fédérer les acteurs locaux, dont la ville de Maisons-Laffitte et le Parc de Maisons-Laffitte, autour de cette réflexion. »

« Quand on analyse les enjeux moyens par course à Maisons-Laffitte, il y a un écart d’au moins 10 %, en défaveur de Maisons-Laffitte, par rapport aux enjeux sur les autres hippodromes de plat France Galop. »

« Il n’y a absolument aucune injonction de l’État de fermer un site ou un autre. J’ai même envie de dire que, pour une fois, cela a été une décision de la société-mère de lancer ce projet de manière proactive, responsable, dans le sens de l’intérêt général, qui est le maintien de financement de nos courses et de la filière, sans attendre que la tutelle ne nous impose une décision peut-être contre notre gré. »

 « Pour donner un ordre d’idée : en 2018, le déficit par cheval à Maisons-Laffitte va dépasser 4.600 €. À Deauville, c’est moins de 700 €. A Chantilly, moins de 1.700 €. Et ceci, malgré des effectifs salariés sur l’ensemble du site qui sont passés de 62 à 42 en l’espace de 6 ans. »

« Soyons clairs : la fermeture totale de Maisons-Laffitte, c’est-à-dire à la fois de l’hippodrome et du centre d’entraînement, a été envisagée. Mais nous l’avons écartée. »

 « La fermeture de l’hippodrome et le redimensionnement du centre d’entraînement de Maisons-Laffitte, c’est une économie de l’ordre de 5 millions d’euros par an, sachant que dans un premier temps, des charges demeurent tant que l’hippodrome est la propriété de France Galop. Cela signifie qu’à terme, l’économie pourrait être plus importante. »

 « Si nous devons nous dire que nous n’aurons pas plus que 750 millions d’euros de résultats du PMU dans les années qui viennent, il faudra revoir le modèle : le nombre de courses, le nombre d’hippodromes, comment sont organisés ces hippodromes à Paris et en régions. »

 « ParisLongchamp est le premier lieu où s’opère une transformation dans le modèle d’exploitation de nos hippodromes parisiens, avec l’arrivée d’un nouveau partenaire pour développer plus d’activités les jours de courses et en dehors des jours de courses. »