Le mot de la fin - Allocations

Le Mot de la Fin / 20.12.2018

Le mot de la fin - Allocations

En début de semaine, l'Arena Racing Company a annoncé baisser les allocations qu’elle reverse de 3 millions de livres, s’attendant à une perte de revenus sur les droits télévisuels suite à la diminution de la mise maximale sur les fixed odds betting terminal (FOBTs). Cette mise passe de 100 £ à 2 £ et les bookmakers annoncent la faillite et la fermeture de 1.000 betting shops, soit autant de lieux où les courses étaient diffusées.

Les professionnels des courses britanniques ont été très critiques envers cette annonce et ont attendu, certainement avec peu de sérénité, les annonces sur les allocations du Jockey Club. Le Jockey Club est propriétaire de 14 hippodromes dont les plus emblématiques : Newmarket, Epsom, Cheltenham ou encore Aintree. La décision est tombée ce jeudi : le Jockey Club ne va pas baisser sa contribution aux allocations. Mais, pour la première fois depuis dix ans, il ne va pas non plus les augmenter. Il versera donc 27.100.000 £, partagées sur 347 réunions (348 en 2018)… Sauf si la baisse des droits télévisuels s’avère plus catastrophique que prévu.

Cela ne veut pas dire que le Jockey Club ne va pas se serrer la ceinture. L’entité a élaboré son budget en estimant que 2019 entraînera une perte de « plusieurs millions de livres » sur les droits télévisuels suite à la nouvelle loi sur les FOBTs. Directeur général du Jockey Club, Paul Fisher a expliqué : « Nous avons des décisions difficiles à prendre et nous avons choisi de donner la priorité à notre participation aux allocations, car nous savons à quel point cela est important pour les gens participant à nos courses. Nous allons maintenir notre participation le plus longtemps possible, ce qui va impacter d’autres parties de nos investissements, comme l’amélioration de nos installations. Nous avons déjà réinvesti tous les centimes que nous avons gagnés, donc une baisse des revenus signifie que nous allons moins reverser au sport. (…) J’espère que tout le monde comprendra que nous devons continuer à examiner cette question [des allocations, ndlr], au cas où les droits télévisuels se retrouvent impactés plus durement et plus rapidement que ce qui a été prévu, et nous publierons tous nos chiffres afin d’être transparents. »