Pau, un hippodrome qui vit toute l’année

Courses / 08.12.2018

Pau, un hippodrome qui vit toute l’année

Par Alice Baudrelle

Forte de dix ans d’expérience dans l’univers du marketing et de la communication, Claire Lindenberger est responsable de la promotion de l’hippodrome de Pau depuis le mois de juin. Elle nous a expliqué en quoi consistent ses différentes missions.

Jour de Galop. - Quelle est la nouvelle stratégie marketing de l’hippodrome de Pau, afin d’attirer un nouveau public ?

Claire Lindenberger. – Lorsque Jean Brouqueyre, le directeur de l’hippodrome, m’a appelée pour me proposer ce poste, il avait deux objectifs en tête. Le premier est de pouvoir réussir à faire venir du monde pendant la saison de courses, mais surtout de faire parier un maximum de gens, le but étant de redonner un sens au jeu. Nous sommes donc assez présents sur les réseaux sociaux, tels que Facebook, Twitter ou encore Instagram. Aujourd’hui, les gens sont visuels et les images leur permettent de se projeter, elles leur montrent que l’univers des courses est accessible à tous, ce qui est une réalité ! Nous attirons également l’attention des gens sur tout ce qui se passe au sein de l’hippodrome, sur le rond, la salle des balances… Nous avons aussi travaillé sur une nouvelle signalétique, car l’ancienne était obsolète et peu visible. L’hippodrome de Pau est un peu comme un labyrinthe, donc nous avons changé les pictogrammes et installé un fléchage au sol. Le but est que le cheval retrouve vraiment sa place dans l’hippodrome, nous voulons que les chevaux et les jockeys repassent en première position devant les animations. Pour autant, l’investissement budgétaire des activités n’a pas diminué. Nous avons d’ailleurs installé une patinoire synthétique à l’entrée de l’hippodrome. 

Nous avons aussi refait le site Internet de l’hippodrome, qui n’était pas adapté aux nouvelles technologies. Nous n’avions pas d’outils d’analyse digitale et ne pouvions donc pas avoir de statistiques, par exemple. On a donc refait le site en cohérence avec les nouveaux outils existants et nous l’avons rendu plus attrayant. L’autre nouveauté, c’est l’organisation de plusieurs "after courses", dont le premier a eu lieu jeudi dernier. C’est une belle opportunité de faire vivre l’hippodrome une fois la réunion terminée, et j’ai eu de très bons retours de la part des gens qui étaient présents.

Et le second objectif ?

Le second objectif est de faire vivre l’hippodrome durant toute l’année. Un complexe ne peut pas se limiter à être utilisé un week-end par semaine, voire moins. Il faut qu’il y ait une continuité dans l’utilisation du produit. Nous avons la chance de disposer d’un bâtiment propice pour recevoir des entreprises, qui possède un potentiel en développement du tourisme d’affaires. Nous avons des salles de tailles différentes, et tous ces espaces peuvent être utilisés pour des séminaires, des galas, des remises de prix… Tout est possible à l’hippodrome ! Nous pouvons aussi faire des offres sur mesure. Les salles donnent sur le champ de courses, elles sont très belles et bien équipées, cela permet aux gens de découvrir un cadre différent et assez atypique. On mise sur un endroit qui vive en dehors des réunions de courses. Toute la stratégie est de faire en sorte que nos deux objectifs puissent se rejoindre, afin d’optimiser l’outil de l’hippodrome.

Connaissiez-vous bien le milieu des courses avant d’occuper ce poste ?

Non, je ne suis pas du tout issue du milieu ! J’ai déjà monté à cheval, mais je n’avais jamais travaillé dans le domaine hippique. La sphère des courses m’est encore complètement inconnue, mais l’univers du sport me parle, de manière générale, car je suis sportive de nature. J’ai un parcours assez classique, j’ai fait un DUT techniques de commercialisation, puis un master en alternance avec spécialisation marketing et communication. J’ai l’avantage d’être très polyvalente, car je peux faire aussi bien de la création que de la stratégie ou de l’organisation. J’ai travaillé notamment sur un projet d’animation du Stade rennais, ce qui me renvoie à mes missions actuelles. Il y a pas mal de similitudes, car l’hippodrome de Pau peut être comparé au Palais des sports, par exemple. Animer et faire vivre un complexe comme celui-ci est un challenge intéressant.